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 [HRP/ Pour le Rp]Les chevaux au moyen AGE

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Mimmome
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MessageSujet: [HRP/ Pour le Rp]Les chevaux au moyen AGE   Jeu 11 Fév 2010 - 16:34

Cerdanne a écrit:
Citation :
La chevalerie
Xème - XVème siècle


La formation des chevaliers :
Le jeune enfant appelé à devenir chevalier était généralement placé, pour son éducation, chez son seigneur. Dès son arrivée, on lui faisait rencontrer le cheval à l'écurie, à la forge, à la sellerie, où on lui montrait comment nourrir, soigner et harnacher ce qui serait l'outil le plus précieux de son métier.
Adolescent, il servait d'écuyer aux chevaliers, le mot écuyer venant d' "écu" qui désignait le bouclier. Afin que les chevaliers arrivent en pleine forme sur le champ de bataille, l'écuyer était chargé de transporter son équipement , notamment le bouclier qui était très lourd. En pleine bataille il relevait les chevaliers désarçonnés ou leur amenait une nouvelle monture.

Former un guerrier, rompu à l'exercice de l'escrime à cheval, demandait des années. On leur donnait les chevaux les plus rétifs qu'ils devaient dompter sous l'œil des moniteurs. Ils en sortaient couverts de plaies et de bosses, et beaucoup y laissaient leur vie ou devenaient estropiés. Vers 18 - 20 ans, la cérémonie de l'adoubement consacrait l'état de chevalier. Lors de cette cérémonie, il recevait le destrier, les éperons, l'épée et le manteau, ainsi qu'un geste symbolique, un coup sur la nuque du plat de la main (la colée), plus tard transformé en léger coup du plat de l'épée sur l'épaule.

Les chevaux :

Les chevaux était l'objet de considération et de convoitise. Les plus riches seigneurs se disputaient les meilleurs, pour lesquels ils pouvaient se ruiner. Les marchands de chevaux comptaient alors parmi les hommes d'affaire les plus riches. Les paysans étaient contraints de livrer de grosses quantités d'avoine aux écuries seigneuriales, qui pour un château de 20 chevaliers, comptaient 100 chevaux à nourrir.

Si chaque chevalier devait avoir 5 ou 6 chevaux à disposition, c'est que le cheval était fragile sur les champs de bataille où il pouvait être blessé, tué, à bout de force, ou capturé par l'ennemi. De plus, il existait différent type de chevaux selon leurs usages. Les moins bons, les "roncins" et les juments transportaient les gens et les bagages. Les meilleurs étalons, les "destriers" participaient à l'action militaire. On les appelle destriers car on les menait de la main droite (dextre). On importait des chevaux robustes d'Allemagne, des haquenées d'Angleterre, mais les plus prisés provenaient des élevages arabes d'Andalousie; ils étaient très trapus pour pouvoir emporter au galop un cavalier avec ses 30 kilos d'armures et d'armements. Car, avec le temps, l'armure des chevaliers va se renforcer et donc s'alourdir. En 1214 on commençait aussi à barder de fer la poitrine et les flancs des chevaux de guerre. Les ferrures à clous équipaient déja les sabots des chevaux en Europe depuis le IVème siècle.

Au combat :

Si au début du Moyen Age l'arme offensive était le glaive, il fut remplacé par la lance, que l'on projetait de loin sur l'ennemi. Une véritable révolution apparue au XIème siècle quand il apparut qu'il valait mieux garder la lance en main, fermement calée sous l'aisselle, tout en fonçant sur l'ennemi pour percer son armure ou le désarçonner. Cette méthode de cavalerie lourde fut rendue possible par la généralisation des étriers (apparus au VIIIème siècle en Europe) et de la selle profonde et enveloppante (Xème siècle), deux éléments qui rendent solidaire le cavalier et son cheval, et transforment ainsi la vitesse du cheval en puissance d'impact.

Lorsque l'ennemi était en vue, le chevalier descendait de son roncin qui l'avait transporté, puis enfourchait son destrier et prenait des mains de son écuyer le bouclier et la lance. Il s'approchait alors au trot, puis arrivé à 30mètres, il éperonnait son cheval et se lançait sur l'ennemi, la lance solidement coincé sous son aisselle droite, en l'abordant par la gauche. En fait, à cause du poids des armes et des armures du chevalier et du cheval, tout cela se passait lentement, comme dans un film au ralenti, bien loin des charges de cavaleries du XVIIIème siècle.

Entre chevaliers, on préférait désarçonner l'ennemi plutôt que de le tuer. On pouvait ainsi tirer une rançon pour la libération du chevalier. On récupérait aussi son cheval, car un bon destrier entraîné à la guerre valait fort cher. Au XIIème siècle, la guerre était permanente, les chevaliers passaient chaque été à combattre car la guerre était un jeu, le divertissement principal de la noblesse. Les chevaliers passaient aussi beaucoup de temps à cheval pour chasser dans les forêts, où l'homme ne sortait pas toujours vivant du combat avec le gros gibier.

Les tournois :

Au XIème siècle une autre manière de contenir la turbulence des chevaliers s'instaura dans le Nord de la France, le tournoi. Jusqu'au XIIIème siècle, le tournoi se différencie peu de la guerre. Plusieurs fortes équipes se disputent alors la victoire devant des experts. Les tournois se déroulent dans un vaste espace incluant château ou cité, bois et champs. Au signal donné, 2 ou 3 bandes de plusieurs centaines de guerriers se jettent furieusement les uns contre les autres, c'est la mêlée. Tous les coups sont permis, seuls des zones de repli, où les participants peuvent se reposer, permet de le distinguer d'une vraie guerre.

Outre la gloire, le gain demeure l'attrait principal du tournoi. On peut y gagner le prix, mais aussi des chevaux, des armures, des armes ou même de l'argent, issu des rançons ou du rachat des équipements pris. En fin de tournoi, une grosse foire aux chevaux s'organisait où les maquignons discutaient du prix des bêtes.

A partir du XIVème siècle, les tournois se transforment en joutes, qui opposent 2 chevaliers face à face, dans un espace réduit entouré de palissades, les lices. Ces tournois deviennent alors plus ludiques que guerriers, festifs et même mondains.

L'équipement à cheval :



Le heaume : c'est le casque; d'abord muni d'une simple protection nasale, de forme légèrement pointu, il évolue au XIIIème siècle vers un modèle plus fermé, ne laissant qu'une ou deux fentes pour la vue, reposant sur les épaules, et de forme plus arrondie, puis plus plat au sommet.
Le haubert : c'est la cote de maille, relativement souple, qui descend jusqu'au genoux, fendue devant et derrière pour permettre de monter à cheval. Elle est formée de petits anneaux de fil de fer entrelacés, engagés les uns dans les autres puis rivés. On réalise aussi des moufles de maille, des chausses de maille et des coiffes de maille. Le haubert protège contre les coups d'épée ou les flèches, mais non contre l'arbalette ou la lance.
L'armure plate : au XIIIème siècle le haubert se renforce de plaques de métal, puis au XIVème siècle on dispose d'une armure entièrement formée d'élements rigides articulés qui, au XVème siècle évince l'armure de maille.
Le bouclier ou écu : en bois puis en fer, de forme étroite et longue, pointue à la base, il est tenu au bras gauche ou suspendu au cou du chevalier pour chevaucher; il protège surtout son coté gauche.
L'épée : elle était faite au départ pour le combat à pied, pour littéralement fendre l'adversaire; pour cela elle était assez épaisse, mesurait un bon mètre et pesait 2 à 3 kg, avec une longue poignée pour la saisir à 2 mains.
La lance : tige de bois terminé par une pointe en fer, de 2.5m de longueur, elle devait être assez solide pour ne pas éclater sous les chocs frontaux.
Les éperons : ils sont à molette, avec des pointes de 4cm de longueur.
La barde : c'est l'armure complète qui protégeait le cheval de bataille. Elle est fortement articulé au niveau de l'encolure. Au tournoi, le cheval ne portait généralement que la partie qui protège la tête, le chanfrein.
Le chanfrein : protège la tête du cheval, avec une partie articulée qui se rabat sur la nuque. Très souvent, au centre du chanfrein se trouve une pointe d'une vingtaine de centimètre, telle une licorne.




Avec tout le poids et la rigidité de cet équipement, on imagine la fatigue du cheval, la vulnérabilté du chevalier tombé à terre, et aussi la chaleur étouffante les jours d'été!

La disparition de la chevalerie :

Avec le temps, surtout à partir du XVIème siècle, l'adoubement de nouveaux chevaliers par les seigneurs devient de plus en plus chère. Ainsi les effectifs de la cavalerie de choc vont diminuer fortement. En même temps, sur les champs de bataille, la cavalerie lourde devient inefficace face aux troupes à pieds, groupées en bloc, hérissées de hallebardes et d'arbalètes. L'armure, pour se protéger des coups de mousquet, devient si lourde qu'on ne peut plus la porter. La Chevalerie va alors devenir une simple dignité, une sorte de confrérie avec son code d'honneur.


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Citation :

Le cheval au Moyen-âge.

Domestiqué depuis plus de 5000 ans (3500 a.v. J.C.), cet animal représente certe la plus noble conquête de l’homme. De nos jours, nous l’apprécions lors de nos escapades à la campagne...qu’il soit libre au prés, attelé à une cariole ou que nous le montions en randonné, il sait encore nous impressionner par sa vigueur, son agileté et sa beauté. Si aujourd’hui il occupe nos loisirs... il fût un temps où le cheval était indispensable. Il y a de cela mille ans, son courage et sa générosité sans borne lui ont permis de devenir un symbole de gloire et de prestige.

Je vous parlerai donc des différents types de chevaux utilisés au Moyen-âge, du Destrier à l’Haquenée. De l’élevage et des entraînements. Des tournois et de la chasse montée et bien sur, du cheval à la guerre...

Races et Types

Nous comptons aujourd’hui près de 150 races de chevaux, par contre, le manque de documentation nous rend la tâche difficile quand vient le temps d’établir avec certitude les races présentent à l’époque moyennageuse, nous sommes par contre certain que l’arabe, le barbe, le Genest d’Espaigne (pure race Espagnol) et les poneys nordiques ont grandement influencés le développement de ces nombreuses races. Les fouilles archéologique, quelques textes, gravures et tapisseries anciennes nous permettent de reconnaitre les caractéristiques prisés par les guerriers de cette époque.

Les hommes moyennageux ont donc commencer à développer les races par rapport à leur besoins. Les chevaux lourds, certes très fort mais manquant d’adresse, on les croisa avec des sujets plus légers afin de combiner taille et force : endurance et agileté.

Qui dit chevalier dit cheval, en effet, une monture de choix était l’un des bien les plus précieux du chevalier. Comme le coût des bêtes de
qualité étaient très élevés, seul les mieux nantis en possèdaient plusieurs : Il y avait d’abord le lourd Destrier (Dextarius) que l’on
enfourche de la jambe droite à cause du fourreau qui immobilise en partie la jambe gauche. Dressé pour la guerre, ces puissant chevaux sont les plus onéreux (oscillant entre100 livres et plusieurs milliers pour les Misandor nom venant de : mille besants d’Or). Ils possedaient un palefroi (Paraveredum), cheval de renfort et de parade que l’on monte lors de longue chevauchée. Le Ronçin ou roussin (roncinus) cheval lourd de moindre qualité pour les charges, montures ordinaires des écuyers. Il y avait aussi les coursiers (curseor) et les Chasseurs (chaceor) dont les noms décrivent bien les usages. Le cheval de bât servait à transporter vivres et bagages.

Pour les Dames, l’haquenée était la monture de prédilection. C’était une jument de selle, souvent ambleuse et de petite taille. Il est à noté que les dames montaient à califourchons au M.A. la monte de type « amazone » est adopté plus tard.

Les « sommiers » étaient réservé aux travaux agricoles. L’invention du collier d’épaule, s’appuyant sur le poitrail de la bête, permit aux paysans moyennageux de remplacer le boeuf, fort mais lent, par le cheval, plus agile et versatile. En effet, les attelage antérieurs ne permettaient pas d’exploiter la pleine capacitée des chevaux. La courroie de cuir souple bloquaient la trachée et les étranglaient. Cette avancée technologique améliora grandement les méthodes agricoles du moyen-âge. Évolution essentiel à l’exploitation de plus de terre arable en vue de nourrir ces même chevaux tant la demande était grande; soit équivalente à la croissance des cheptel en vue des croisades et nombreuses campagnes.

Élevage et entrainement

Ce besoin impératif pour des montures de qualité necéssitait également un élevage méticuleux. Les harras étaient le plus souvent maintenu par des ordres monastiques (Cartajuenos :moine chartreux Cartujos). Certains nobles qui en avait la passion et les moyens avaient eux aussi leurs propres élevages. Les croisades et invasions
permirent de découvrir les races des différentes régions explorées, qui furent importées et que l’on croisa avec les meilleurs chevaux locaux
afin d’améliorer certain aspect comme nous l’avons dit plus tôt agileté, l’endurance mais aussi la hauteur de ces montures.

Pour ce qui est du dressage, les opinions sont partagées, certains auteurs affirment que l’homme moyennageux ne voyait en sa monture qu’un moyen de transport, pourtant, d’autres écrits et même la logique nous dictent le contraire. Les jeunes garçons nobles, appelé Page apprenaient, dès 5 ou 6 ans, à soigner les chevaux des seigneurs qui les acceuillaient. Par la suite, on leurs enseignaient à monter et ils pouvaient développer leur technique en randonnée, à la chasse où ils apprenaient à manoeuvrer ainsi qu’à sauter en forêt et sur des chemins plus accidentés et plus tard, l’orsqu’ils étaient devenu écuyer en pratiquant différentes épreuves d’habiletés. Les chevaux partagaient déja leur quotidien.

L’art équestre de l’époque était assez évolué puisque que les montures étaient sollicités sur les champs de batailles ou sur des chemins mal fréquenté, elles devaient être mobiles et aux ordres, prêtes à réagir à toute situation afin de sauver leur maître. Avec le style de vie qu’un homme et son cheval partageait, il est normal de croire qu’une complicité et une confiance sans égale se développait entre-eux.

Les Tournois

À quoi servaient-ils? Quand il n’y avait pas de guerre, les combattants et leurs montures devaient garder la forme. Avec les grands tournois, les seigneurs avaient l’occasion de se pratiquer, d’impressionner la cour et les demoiselles de nobles lignages en plus d’amasser de beau butin. Ces preux chevaliers en profitaient donc pour revetir leur plus étincelantes armures, des habits à leur couleurs et éffigies et parer leurs palefrois et destrier de somptueux harnais. Ils s’affrontaient ensuite dans différentes épreuves d’habileté, aux armes et à la joute. C’était l’évenement sportif du moyen-âge! Ces jeux fesaient appel à l’agileté du cheval, à sa capacité de concentration et à son insatiable endurance.


La chasse et chasse à courre

Toujours dans le but de distraire ces hommes, le « sport » qu’est la chasse était également très prisée puisque qu’elle était un vecteur d'entraînement à la guerre pour les hommes tant que pour les chevaux
( longue chevauchée, endurance, adresse et tactique). Une des méthode utilisée, provenant de l’Empire Byzantin (Romains Orientale), consistait à cercler l’animal ou les animaux (explications). Il y avait également la chasse dîtes « à l’oisel » on chassait avec un filet et un chien d'arrêt...le chien marquait l'arrêt et le chasseur lançait le filet sur l'oiseau qui ne s'était pas encore envolé! La chasse à Courre quand à elle (dont on affirme, peut-être à tort qu’elle ne date que de 1800), encore pratiquée aujourd’hui malgrés sa controverse, prend racine dans la tradition moyennageuse. Gaston de Phéobus, de son vrai nom Gaston III, comte de Foix et seigneur de Béarn (14ième siècle) était un passionné de chasse à réalisé un ouvrage intitulé « Livre de la chasse » où il traîte des différent type de gibier, de chiens de chasse (dressage et soins) et de la chasse monté au cerf. Jacques du Fouilloux, en 1561, présente « La Vénerie » (du latin « venari »= gagné) autre ouvrage traitant des chiens courrant et des différent gibier. Dans celui-ci, on retrouve les termes « Piqueur » c’est à dire le valet des chiens qui poursuit la bête à cheval et « Veneur » l’homme chargé de faire chasser les chiens. Le termes « Limier » désigne un chien de types molosse (Mâtin de Naples) qui trouver la piste du gibier. Le chien d’arrêt (braque) sont mentionné par les Templiers pour la chasse à l’Oisel. Peu importe les races ou leur fonctions, tous ces chiens étaient, au M. A., traités comme des rois par leur noble propriétaire.



Les chevaux à la guerre


Une charge de chevalerie lourde fût probablement quelque chose d’impressionnant à voir...les chevaliers armuré monté sur leurs puissants destriers lancé au galop, le sol qui vibre sous leurs sabots, une vision qui devait faire frémir les plus courageux
Avec l’évolution constante des armures, les destriers (600 kilos) portaient au combats des hommes pesant en moyenne 120 kilos avec leurs armure, ce qui vous permet d’évaluer la force d’impact d’une charge monté défoncant un contingant d’infanterie.

À la guerre, on exploitait également l’agressivité naturelle de ces étalons puissants : morsures, ruades et coups de sabots durant la melée. Nulle doute quand à la puissance de cette force militaire.

L’autre côté de la médaille, est du point de vu logistique. Des centaines ou milliers de chevaux à entretenir, nourrir, soigner et abreuver en temps de siège. Si l’herbe recouvrait une bonne partie des champs de bataille (quand elle n’était pas souillé ou truffé de piège), l’eau était plus difficile à receuillir et était de plus, propice à la contamination...des milliers de chevaux sont morts d’épidémies propagées par l’eau durant de longues campagnes. Les chevaux blessés, faute de soins, mourraient ou devenait inutilisable à cause de l’infection d’une plaie bénigne. De plus, ces chevaux lourds qu’étaient les destriers n’étaient pas très « mobiles » c’est à dire que leur déplacement étaient limité vu leur masse et le poids qu’ils transportaient. Plusieurs ne pouvaient endurer l’effort ultime de la charge. Mais peu importe ces revers et ces nombreuse pertes, le cheval à acquis la gloire d’avoir, à grand coup de sabots, élargie les frontières des peuples et faconné le visage de moult civilisations.

Citation :

Les races principales

Je ne parlerais bien sur que des races existantes au Moyen Age en Europe, et qui nous interessent (donc pas les poneys...).

Lourds

Le Shire

Cheval de guerre par excellence réputé pour être le cheval le plus fort et le plus grand au monde! Il est donc très puissant et habile.
Il est originaire d'Angleterre, et afin de le rendre plus puissant, il fut croiser avec des races hollandaises et flamandes.

La taille du Shire oscille entre 1,70 et 1,75 m. Les robes acceptées sont le noir, le bai et les gris. La couleur rouanne est tolérée mais uniquement pour les juments. Son poids varie entre 900 et 1 100 kg.

Son encolure est longue et légèrement courbée. Sa tête, longue et mince, arbore de fines oreilles et de grands yeux au regard doux. Son corps, harmonieusement musclé, présente de profondes épaules et une longue croupe. Le Shire a un dos court au profil rectiligne. Il possède des membres musclés, des pieds larges et solides surmontés de fanons abondants.

L'Ardennais

Il est la plus ancienne race de chevaux lourds de France (50 000 avant J-C). Utilisé surtout pour la guerre et les travaux agricoles.
Il est puissant, docile, doux et endurant.

Le cheval ardennais mesure entre 1,60 et 1,65 m. Son poids oscille entre 700 et 1000 kg. Les robes principales sont les couleurs baie et rouanne, les couleurs gris fer, alezane et aubère étant également acceptées.

Il possède une tête sèche et expressive au profil camus ou rectiligne. L'Ardenais a de petites oreilles pointues, de larges naseaux ouverts et degrands yeux epressifs. Son corps de type bréviligne est puissant, massif et près de terre. Ce cheval de trait français arbore une encolure souvent rouée, des épaules obliques et une poitrine ample et profonde. Il a un dos court et musclé et une croupe plutôt ronde et légèrement inclinée. Il présente des membres secs et courts et des articulations larges.

Le Cheval d'Auvergne

Il est le fruit du croisement entre les anciens chevaux d'Auvergne et les chevaux (pur sang Arabe) laissé par les sarrasins suite à leur défaite contre Charles Martel.
Docile mais énergique et ayant le pied sûr, c'est un montagnard plein de qualités. Il est sociable, rustique et polyvalent.

Ce cheval toise entre 1,45 mètre et 1,55 mètre au garrot et pèse environ 500 kg. Il porte la robe baie avec toutes ses variantes possibles. Sont exclues les taches blanches. Le cheval d'Auvergne est un modèle de type postier arborant des crins abondants et légèrement ondulés et une crinière pouvant être double.

Il présente une tête courte et expressive au profil rectiligne accompagné de petites oreilles mobiles. Son regard est vif et ses yeux sont en forme d'amande. Ce cheval dispose d'une encolure ronde et courte assez souvent rouée et d'une épaule droite et forte. Son garrot est un peu noyé, ses côtes sont rondes, son poitrail est ouvert et son rein est à la fois court, puissant et bien attaché. Il possède une croupe double et légèrement basculée.
Le cheval d'Auvergne détient des membres très sains, des canons courts, des jarrets secs et un peu clos ainsi que de beaux pieds proportionnés et ronds.

Le Cob Irlandais

Beau, courageux, puissant, noble, délicat, obéissant, calme et vif,... ,... ses qualités sont très nombreuses.
Natif d'Irlande comme son nom l'indique, ce cheval compte dans ses origines des apports de sang Shire (surtout), Welsh, Fell et Dales. Il a pendant longtemps été le compagnon de route des Gipsy, les gens du voyage. Il est aussi appelé le Tinker.

La race est divisée en trois mesures, la première pour les chevaux toisant entre 1,60 m et 1,70 m (la plus grand partie), la deuxième pour ceux mesurant entre 1,48 m et 1,59 m et enfin, la troisième comprenant les sujets allant de 1,28 m à 1,47 m (plus rare).

Doté d'une forte masse musculaire et d'une ossature importante, le Tinker présente un corps compact, puissant et carré et des membres épais ornés de fanons abondants. Il recouvre généralement des robes pies (robe blanche avec des plaques d'une autre couleur) avec des crins richement fournis, mais aussi des robes noires, baies ou encore grises.


Après, un peu près chaque région de France à son cheval lourd, et bon, j'ai pas trop l'intention de me les taper tous (et d'ailleurs, vous non plus je pense...).

Légers et semi-lourds

Frison

Originaire d'Europe occidentale (Hollande), il est une des plus anciennes races d'Europe, et est un semi-lourd.
Il est utilisé comme destrier de guerre par les chevaliers.
Son allure, son bon mental et son endurance sont ses plus grandes qualités. Il sait aussi se montrer puissant et rapide.

Le Frison mesure entre 1,52 m et 1,62 m au garrot. Sa robe est toujours noire. C'est un cheval de type médio bréviligne. Sa tête est longue et fuselée surmontée par de petites oreilles pointues.

Son encolure est arquée et portée haut. Le Frison possède une crinière et une queue abondantes et ondulées. Son épaule est longue et inclinée et son poitrail est large. Il possède un garrot large et peu prononcé.
Son dos court et fort se prolonge par des reins larges et une croupe légèrement oblique. Ses membres sont robustes et musclés. Il dispose de pieds solides à la corne dure. Son abondance de crins et de fanons ainsi que sa robe noire lui valent son terrible succès.

Pure race Espagnole (Andalou)

Ses origines remonte à moins 1000 ans avant Jésus-Christ. Qualifié d'excellent cheval de guerre, il est apprécié sur tous les fronts, mais est un cheval de prestige. Il est réputé pour ses allures relevées et pour son habileté.

La taille du cheval Andalou varie entre 1,58 mètre à 1,60 mètre chez les mâles et de 1,56 mètre à 1,58 mètre chez les femelles. Il pèse entre 400 et 500 kg. La robe la plus fréquemment retrouvée est le gris. Les robes de couleur baie ou noire sont également acceptées.

Le Pure Race Espagnole possède une tête au chanfrein convexe avec des yeux vifs et des oreilles bien implantées et mobiles. Son encolure, épaisse et légèrement arquée, est ornée de crins abondants et soyeux qui sont très appréciés. Ce cheval présente de belles épaules musclées et obliques et un dos court. Le Pure Race Espagnol détient un corps aux formes harmonieuses et proportionnées. Son arrière-main est large et sa queue est attachée bas.

Pur sang Arabe

La race arabe est l'une des plus anciennes races au monde et à souvent été utilisé comme cheval de guerre. Ses qualités reconnues sont son esthétisme, sa souplesse, sa rapidité et son courage. Résistant à l'effort, le Pur Sang Arabe est un cheval très apprécié pour les courses d'endurance.

Le Pur Sang arabe est un petit cheval mesurant entre 1,44 m à 1,55 m. Les robes les plus fréquemment rencontrées sont le gris, l'alezan, le bai, le bai brun, et parfois le noir.

C'est un cheval au regard doux et expressif. Sa tête au profil rectiligne et concave arbore de petites oreilles pointues et droites, des naseaux dilatés et un front large. Sa petite bouche présente de fines lèvres et un menton mobile. Son encolure, aux crins doux et soyeux, est longue, joliment arquée et peu épaisse. Il a l'épaule oblique, le poitrail profond et la poitrine large et musclée. Il présente un dos tendu et une croupe plutôt horizontale. Sa queue est attachée haut. Le Pur Sang Arabe possède des membres fins et secs aux articulations basses et des pieds très résistants et bien formés.

Trakehner

La race Trakehner est la plus ancienne race de chevaux de selle d’Allemagne. Son berceau est la province de Prusse Orientale, région située le plus à l’est de l’ancien royaume prussien. L’Ordre des chevaliers allemands (les chevaliers Teutoniques quoi) l'utilisera et le définira comme un petit cheval léger et endurant, de couleur gris souris, apprécié pour sa force et sa rusticité.
C'est un modèle athlétique avec des allures déliées, équilibrées et confortables et un tempérament vif au service de son cavalier.

* Taille moyenne : 1m60.
* Tête : Même élégance que celle d'un Pur-sang.
* Yeux : Profonds, gentils et vifs.
* Front : Large.
* Oreilles : Longues et fines, très mobiles.
* Encolure : Bien développée.
* Epaules : Inclinées.
* Poitrail : Profond et bien musclé.
* Garrot : Moyennement saillant.
* Dos : Court, droit et fort.
* Croupe : Inclinée avec une queue élégante.
* Membres : Fins et forts, bien musclés au-dessus des genoux.
* Robes : Baie (le plus souvent), alezane, noire, plus rarement grise, jamais rouan ou pie.

Camarguais

Rustique et docile, le petit Camarguais possède de nombreuses qualités. Courageux, vif et volontaire, il est outre particulièrement endurant et a le pied sur.

Le Camargue mesure entre 1,33 et 1,43 m et pèse de 300 à 400 kg. Sa robe est grise et exceptionnellement baie ou baie sombre. Le poulain Camarguais, à la naissance, est de couleur baie ou noire et revête sa robe grise à l'âge adulte.

a tête est grande et expressive avec des ganaches assez prononcées. Celle-ci peut présenter un profil convexe ou rectiligne. Ses yeux sont grands et vifs, son front est large et ses oreilles sont petites et très mobiles. Le Camarguais possède une encolure courte tout en étant large à la base et musclée. Ses crins sont très abondants.

Il a une poitrine profonde et large, un thorax ample et des flancs assez développés. Ses épaules sont courtes et droites, son garrot est assez prononcé. Sa croupe oblique se termine par une queue largement fournie en crins et attachée bas. Le Camarguais possède des membres résistants et des articulations sèches. Ses membres sont longs et ses sabots sont solides et évasés.

[Pour info, le pur sang anglais n'existait pas à l'époque, il a été "créé" à la fin du 17e. Le selle français n'existait pas non plus, on en retrouve les premières traces qu'au 17e également, et son appelation n'a qu'une cinquantaine d'année...]
Citation :

La richesse de la famille du mot cheval au Moyen Age
révèle toute l'importance de l'animal à cette époque.

Unique et plus rapide moyen de transport terrestre
réservé à une élite.

Un cheval constitue un cadeau de prix.


Etymon :

Cheval, est issu au 11ème siècle du latin caballus,
désignation populaire d'abord péjorative qui s'appliquait à une cheval hongre et à un mauvais cheval.
Ce mot s'est généralisé et a du même coup sorti d'usage le latin equus.
Caballus est d'origine obscure, on suppose à caballos une origine gauloise (celtique) ou balkanique.
Mais certains étymologistes proposent, comme pour hongre qui correspond à Hongrois,
un nom éthnique qui se serait répandu dans toute l'Europe.
A partir du français cheval, un traîtement phonétique populaire a donné choval et le québécois joual.

***

Paradigme sémantique :

Palefroi
cheval de poste
cheval de voyage
cheval monté par les dames
cheval de marche ou de parade
d'où
palefrenier
serf astreint à des services de courrier et de transport à cheval
garçon d'écurie chargé des soins des chevaux
personne rustre, sans éducation, grossier

Destrier
cheval de bataille
cheval tenu par le page de la main droite, d'où son nom

Roncin
cheval de service
cheval de charge

Haquenée
jument qui va l'amble
de l'anglais haquenei devenu hackney,
mot qui désigne une bourgade londonienne réputée pour l'élevage des chevaux.
ou de haquener, qui a donné haquet,
selon l'analogie entre l'amble du cheval et le mouvement de balancement.

Haquet
cheval hongre
cheval propre à tirer ce genre de charrette

Auferrant
cheval de bataille
coursier

et puis http://www.chevalierspourpres.com/chevaux.html...et d'autres...


Guillaume_de_jeneffe a écrit:
Je sais, Amael, je sais Cool Mais plus sérieusement, merci Embarassed

Deux-trois trucs à relever sur ce qui est dit, non au sujet des races, mais au sujet de la chevalerie, dans le post de Cerdanne.

Les tournois, même avant les joutes, étaient déjà mondains. C'est une recontre de nobles, qui donc y développent une certaine vie sociale. On apprend à se fréquenter et si on risque tout de même sa vie dans ce genre de "jeu", on apprend à fréquenter, à apprécier ou à haïr l'autre. Des carrières politiques se sont construites en bonne partie sur cette sociabilité de tournois.
Et, quoiqu'il en soit, les joutes et pas d'armes ont également connu leur lot de drames. Il suffit de penser à Henri II, roi de France, mort lors de joutes à Paris, et dont le décès entraînera d'ailleurs l'interdiction de cette pratique en France.

Niveau armement, à notre époque, le heaume a été abandonné à la guerre (sauf par ceux qui n'ont que les moyens d'entretenir un stock d'armement hérité d'aïeux) et remplacé par le bassinet, à visière avant mobile, qui est un développement du heaume et de la cervellière et repose désormais sur le crâne, ce qui donne une facilité d'usage supérieure. On connaît également la salade, d'origine italienne, également mieux adaptée au niveau vision.
A noter qu'en joutes, le heaume reste utilisé très tardivement, peut-être parce qu'il est moins indispensable de tourner la tête qu'à la guerre...
L'épée est utilisée tant pour "percer" (coup d'estoc) que pour "briser" (coup de taille). Mais je crois que les blessures les plus fréquentes furent non les plaies ouvertes (car pour cela il fallait tout de même pénétrer la couche de métal) mais les membres brisés par le choc de l'arme adverse. Les combattants dits "affoleis" sont en fait ceux qui ont perdu, temporairement ou non, l'usage d'un ou de plusieurs membres à cause de chocs reçus à la guerre, à la chasse ou aux joutes et pas d'armes.

Le destrier est en fait ce que l'on appelle dans les sources le coursier. Il est faux de croire que ce dernier ne servait qu'aux gens chargés du transport des messages. Sans ça, on ne comprendrait pas l'intérêt pour un prince d'Orange de faire la guerre sur un cheval de poste...

Sur le point de la façon de monter des dames, l'"amazone" est déjà attestée par les Très riches heures du duc de Berry, réalisées au début du XVe siècle.

Pour ce qui est de la "complicité et une confiance sans égale se développait entre-eux", j'avoue que je reste sceptique. Car n'oublions pas qu'en règle générale, le cavalier change de cheval en fonction des besoins (sauf dans le cas de combattants très pauvres, mais ça reste visiblement assez rare). Il combat donc avec le coursier A, se déplace avec le roncin B ou le roncin C, etc... Donc certes, il devait connaître, et pas qu'un peu, ses montures, mais de là à parler de complicité et de confiance... C'est à mon avis, et de ce que j'en ai lu, pousser le bouchon un chouïa trop loin. Et puis ce sont des mots qui évoquent une certaine "égalité". N'oublions pas que les chevaux sont des moyens, comme les haches ou les hauberts. On les entretient, certes, mais on n'en fait pas des "frères d'armes" pour autant. Je ne pense pas qu'il faille faire de ce qui était une proximité réelle et un besoin certain une relation si étroite que cela.

Plus du détail, mais ce n'est pas Gaston de Phoebus (pas besoin de l'accent), mais Gaston Phoebus, ou Fébus. C'est un surnom, et non un nom de famille, même si, dans cette famille, il sera porté par plusieurs des héritiers. En plus du Gaston III rédacteur de ce somptueux traité de chasse, il y a le Gaston tombé lors des guerres d'Italie, et chevalier de Saint-Michel.

Mais c'est presqu'uniquement qu pinaillage.
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