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 Oeuvres de l'Académie royale: les Compagnons d'Eleusis

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MessageSujet: Oeuvres de l'Académie royale: les Compagnons d'Eleusis   Jeu 4 Fév 2010 - 15:31

Citation :
Les Compagnons d’Eleusis

1) Qu’est-ce que la Communauté des Compagnons d’Eleusis ?
La Communauté des Compagnons d’Eleusis forme l’une des chambres secrètes du Royaume de France. Cette organisation a vu le jour au mois d’août 1454, suite à la destruction de leur Temple au Moyen-Orient. La fondatrice de la chambre française de cette Communauté, dame Silence, aurait été la seule survivante de ce massacre, et aurait été envoyée fonder un nouveau Temple sur la terre du Royaume de France.
La Communauté d’Eleusis trouve son fondement dans la culture grecque antique et se réfère constamment à elle, notamment en matière de pensée, de philosophie, d’art, d’esthétique et de religion. Ce dernier aspect est actuellement celui qui semble le plus développé, et se démarque par une remarquable singularité : les Compagnons d’Eleusis semblent avoir adopté et fait renaître le culte des déesses grecques, notamment de Déméter, déesse prépondérante des Mystères d’Eleusis, mais aussi de Perséphone et Korê, déesses de la Terre, et d’Artémis, Séléné et Hécate, déesses de la Lune.
Par ailleurs, aux dires mêmes de Dame Silence, la Communauté entretient des relations avec d’autres obédiences hérétiques, notamment telles que les Repentis Hérétiques, les Francs Mestiers, les Cathares, les Libres Penseurs, et s’enrichit à leur contact, probablement au niveau philosophique et éthique.

2) Qui sont les Compagnons d’Eleusis ?
Aux dires mêmes de la Grande Prêtresse d’Eleusis, les Compagnons viennent d’horizons très variés. Néanmoins, ces horizons excluent, comme nous le verrons par la suite, le clergé aristotélicien et la noblesse française, ainsi que toute personne ayant reçu un sacrement aristotélicien qui refuserait d’y renoncer par écrit. Ainsi, que l’on soit serf, paysan, artisan ou même lettré, chacun a accès à cette Communauté, aux conditions près que nous avons mentionnées ci-dessus.
Les Compagnons d’Eleusis, d’après notamment un poème qui définit la manière dont ils doivent se comporter au sein de leur Communauté, forment une sorte de fraternité. Les liens entre eux se veulent forts, mais sont avant tout d’ordre intellectuel : la Communauté d’Eleusis n’affiche aucune organisation militaire ou assimilée, aucune opinion politique précise… Ainsi, des Frères de tous bords se côtoient dans une union qui se veut parfaite, dans le cadre d’un culte pratiquement personnel voué aux Déesses que j’ai nommées plus haut, personnel dans la mesure où il revient à chacun de trouver sa voie pour accéder à ces divinités.
Aux dires de leur Grande Prêtresse, les Compagnons d’Eleusis forment les branches du petit arbre, issu de la graine de la ferveur de l’Envoyée, qui ne cesse de croître dans le Royaume de France.

3) Comment s’organisent les Compagnons d’Eleusis ?
Il est difficile de définir exactement la nébuleuse que forme la Communauté des Compagnons d’Eleusis.
Aucune règle prédéfinie ne module leur vie en communauté. Au contraire, chacun des Compagnons d’Eleusis doit trouver en lui-même le chemin qui le mènera à celui qu’il est véritablement, et ainsi qui le conduira à la Déesse. Il est cependant notable que la Communauté gravite manifestement autour de celle qui se donne pour titre « Grande Prêtresse d’Eleusis », et qui est aussi appelée, dans les premiers temps de la Communauté tout du moins, « l’Envoyée ».
Cependant, les liens qui existent entre la Communauté et d’autres mouvements hérétiques laissent à penser qu’il existe une sorte de noyau de commandement, probablement dirigé par la Grande Prêtresse, de par sa place prépondérante d’envoyée et d’intermédiaire entre l’ancienne et la nouvelle Communauté.
Un autre élément structurant les Compagnons est la publication d’un journal, intitulé La Voix d’Eleusis, ainsi que leurs activités littéraires, comme l’écriture de poèmes et de récits. Cela montre combien le mouvement se veut global, dans la mesure où il ne concerne pas seulement la religion, héritée des cultes païens antiques, des Compagnons, mais aussi leur santé (par le biais de jeux sportifs, par exemple) et leur intelligence, comme le montrent leurs activités intellectuelles, philosophiques, littéraires, et leurs opinions politiques, marquées notamment par un engagement pour les valeurs démocratiques et le respect des citoyens, et par ce qu’ils appellent leur refus du « dogme de la religion et de la pensée unique ». Leur engagement pour la vie de leurs concitoyens les mène aussi à réaliser des chantiers assez gigantesques, comme la construction d’aqueducs, de thermes, d’agoras, de villas, d’égouts et de latrines notamment.

4) Quelle place pour les Compagnons d’Eleusis en terre aristotélicienne ?
Les Compagnons d’Eleusis, dans la mesure où leur Temple aurait été détruit et leur première Communauté décimée par des soldats portant la croix, considèrent que nulle âme de religion aristotélicienne ne peut avoir sa place parmi eux. Ils demandent donc à toute personne ayant reçu un sacrement aristotélicien d’y renoncer par écrit. Leur rejet de la religion aristotélicienne est par ailleurs tel que seul le mariage célébré selon le rite d’Eleusis est considéré comme valide au sein de leur Communauté, et qu’ils n’acceptent parmi eux ni membres du clergé, ni noblesse française.
Ainsi donc, les Compagnons d’Eleusis semblent s’inscrire en complet décalage avec la terre d’accueil qu’ils ont choisi, ce qui peut expliquer le fait que leur Communauté demeure une chambre secrète, et que leur foi en des dieux et déesses antique ne devienne pas une religion officielle, non plus que leur amour pour les mythes païens anciens ne se répande.
Cependant, il est remarquable que bon nombre des valeurs reconnues comme primordiales pour un Compagnon d’Eleusis sont le respect, la tolérance, l’entraide et la protection ; leur Communauté se donne aussi pour vocation de défendre la liberté et de combattre les inégalités, ce qui rapproche au contraire les Compagnons d’Eleusis des tenants de la foi aristotélicienne.
La Communauté des Compagnons d’Eleusis est cependant condamnée par l’Eglise Aristotélicienne, et, à ce titre, est hérétique, ce qui explique sa discrétion en tant que religion.

Fait par Sindanarie, Copiste académique
le 6 Août et complet le 24 Août 1456.

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Oeuvres de l'Académie royale: les Compagnons d'Eleusis
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