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 Chronique de France

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pyrrus
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MessageSujet: Chronique de France   Jeu 7 Jan 2010 - 16:33

Citation :
Chronique regnum francia
Par Pyrrus, humble érudit



Prologue

Avant de commencer, je tiens à remercier mes éminents collègues académiques et amis qui m'ont aidés et soutenus dans mes travaux : Dame Arielle, Grande Académicienne royale, Dame Eloin de la section lexicographie, Messire Erel de Dénéré qui s'efforça de faire connaitre mes travaux, Maistre Dide, responsable de la section Histoire, et bien d'autres dans mon entourage. Mais surtout, Leurs grandeurs, les Grandes Dames Armoria de Mortain et Nebisa de Malemort, qui hélas n'ont encore put lire mes recherches pour le moment mais en furent intéressées.

Enfin, avant ce commencement de cette histoire, et conscient que je n'en suis point digne de lui requérir, je dédis cette œuvre pour sa gloire et louange à nostre puissant et redoubté seigneur Lévan III de Normandie, nostre légitime Roy nostre Sire, souverain et maitre du royaume de France.

Sommaire

- Les progrès du pouvoir royal de Louis VI dit "le Gros" aux premiers Normandies
- La succession au trône de France et l'avènement de la dynastie des Normandies
- La guerre de Cent Ans (en II parties)
- L'Europe de Nostre Temps
- Chronologie de la fin de la dynastie Capétienne au début du règne de Lévan III


Citation :
Partie I


Les progrès du pouvoir royal de Louis VI le Gros aux derniers Capétiens directs
(Rappel : il ne s'agit point de Biographies)

Alors que les Empereurs du Saint Empire Romain Germanique et les rois d'Angleterre s'étaient maintenus au-dessus des seigneurs, les rois de France s'en distinguaient à peine. Les premiers Capétiens, 987-1108, ne firent rien pour sortir de cette situation humiliante. Mais après le règne de Philippe Ier, la royauté française grandit rapidement.

Louis VI le Gros (1108-1137) : Louis VI se fit obéir des vassaux dans ses domaines. Il favorisa les mouvement communaux toutes les fois qu'il y trouva son intérêt. Il montra l'étendard royal en Flandre, et en Auvergne.
Sans doute sa lutte contre le roi d'Angleterre Henri Ier fut malheureuse, et Louis VI fut battu à Brenneville (1119). Mais lorsqu'il appela ses vassaux contre l'empereur du Saint Empire Henri V, qui menaçait d'envahir le royaume, les barons et les milices des communes vinrent en si grand nombre que l'empereur recula (1124). Puis, il mourut après avoir conclu le mariage de son fils Louis avec Aliénor d'Aquitaine.

Louis VII (1137-1180) : Le roi Louis VII ne sut point profiter des avantages de la politique que lui avait légué son père.
Il se mit à la tête d'une croisade, qu'avait prêché en 1146 Saint Bernard, qui se révélera stérile (1147-1149). Mais le royaume demeura en paix, grâce à la fermeté de l'abbé Suger, conseillé du roi.
Suger mourut en 1152, le roi n'étant plus conseillé par lui, fit rompre son union avec Aliénor et perdit ainsi sa riche dot : la Guyenne, qui passa aux rois d'Angleterre par le remariage d'Aliénor avec Henri Plantagenet, comte d'Anjou et futur roi d'Angleterre. Louis VII essaya de lutter contre cette puissance qu'il avait lui-même levé.

Philippe II Auguste (1180-1223) : Philippe succéda à son père et fut un grand roi. Il acquit d'abord les comtés de Vermandois, de Valois, d'Artois, et se fit respecter des barons.
Il partit en croisade au coté de 2 autres grands souverains, Frédéric Barberousse, empereur du Saint Empire et Richard Cœur de Lion, roi d'Angleterre. Il revint rapidement pour assurer des successions qui avaient lieu dans son royaume. Il assista à la lutte entre Richard et son frère le Prince Jean qui avait usurpé sa couronne pendant son absence. A la mort de Richard en 1199, Jean fut roi d'Angleterre mais s'était rendu coupable d'un crime en poignardant son neveu, Arthur, fils d'un autre de ses frères ainés. Philippe le cita devant sa justice qui le condamna à la confiscation de ses terres en Guyenne, et en Anjou en 1214.
Une coalition se forma alors entre le roi Jean, le nouvel empereur du Saint Empire, Othon IV, le comte de Flandre, et le comte de Boulogne. Mais la victoire de Bouvine sauva Philippe et le royaume de France (1214). Les barons anglais se levèrent alors contre Jean et lui firent signer la "Magna Carta" qui limita les pouvoirs des rois d'Angleterre.
Philippe Auguste ressaisit une partie des droits qu'avait perdus la royauté. Il voulut avoir des officiers qu'il pût changer et révoquer à sa guise. Ainsi naquit les Baillis et Prévôtés. Ce grand roi mourut en 1223.

Louis VIII le Lion (1223-1226) : Fils de Philippe II Auguste, il continua à faire reconnaitre son autorité aux barons. Il créa les Sénéchaux, officiers dans ses domaines. Mais ne put terminer ses projets, il mourut en 1226.

Louis IX, dit "Saint Louis" (1226-1270) : Louis IX, encore mineur, resta jusqu'en 1236, sous la régence de sa mère Blanche de Castille. Celle-ci défendit courageusement la couronne contre les seigneurs contestant l'autorité royale. A sa majorité, le roi Louis IX refusa la couronne du Saint Empire que lui offrit le Pape à un de ses frères, mais il écrivit sur un ton ferme au nouvel empereur Frédéric II, qui avait arrêter des évêques français se rendant à un concile. Il se montra aussi scrupuleux de défendre les droits de la couronne à l'égard de l'Eglise et du Saint Empire.
Louis IX ne prit les armes que pour des causes justes et pieuses. Il triompha à Taillebourg et à Saintes du comte de la Marche, révolté et soutenu par Henri III d'Angleterre (1242). Après la Septième Croisade (1248-1254) Louis IX mérita le nom "d"apaiseur", il chercha à calmer les querelles entre la France e t l'Angleterre par le traité d'Abbeville en 1259, et qui rendait aux anglais les conquêtes de Louis VIII mais gardait celles de Philippe II Auguste. En 1264, il se prononça comme arbitre entre les barons anglais et leur roi Henri III, mais sa sentence ne satisfit personne et ne put empêcher une guerre civile. Enfin, en 1270, il partit pour la Huitième et dernière Croisade et mourut sous les murs de Tunis.
Louis IX fit faire de grands progrès au pouvoir royal en s'inspirant simplement de son amour pour la Justice. Il prescrivit aux Baillis et aux prévôts de faire droit à chacun, aux pauvres comme aux riches. Il interdit les guerres privées et abolie le duel judiciaire, où les plus fort décidaient du jugement contre les faibles.
Les Baillis reçurent les plaintes et les appels de ceux qui souffraient de l'injustice des seigneurs.
La Cour du roi commença à résider le plus souvent à Paris, à tenir des registres de ses arrêts, et le premiers remonte vers 1254. Le Grand Tribunal du royaume devint la justice où tout les puissants devaient s'incliner.
Le roi envoyait dans le pays des enquesteurs, chargés de surveillés les officiers royaux.
En 1262, il assura à la monnaie royale un grand avantage, celui d'être reçut partout, tandis que celles des seigneurs n'étaient valable que dans leurs terres. Enfin, il fit publier le Livre des Métiers où il réglementait les corporations.

Philippe III le "Hardi" (1270-1285) : Le fils de Louis IX, Philippe recueillit en héritage, le comté de Toulouse et ne fit que 2 expéditions stériles en Espagne.Il a l'occasion de faire ses premiers faits d'armes personnels en 1272, quand il convoque l’ost royal contre les comtes de Foix et d'Armagnac qui lui contestent son pouvoir. En revanche, il céde au pape Grégoire X le comtat Venaissin en 1274. Du point de vue des institutions, Philippe III introduit plusieurs nouveautés. Il fixe la majorité des rois de France à quatorze ans. Il frappe d’amendes les nobles ne répondant pas à la convocation à l'ost royal.

Philippe IV le Bel (1285-1314) : Le roi Philippe IV chercha à agrandir le royaume de France en saisissant la Guyenne, qu'il fut obligé de rendre en 1299 à Édouard Ier d'Angleterre, et la Flandre.
Les Français battus à Courtrai en 1302, triomphèrent à Mons-en-Pevèle en 1304. Une partie de la Flandre, avec Lille, resta à Philippe IV.
Les Papes qui avaient triomphé des empereurs du Saint Empire sur la question des pouvoirs temporels. Restait les rois de France à soumettre. Pour l'amadouer, on canonisa son grand-père Louis IX, "Saint Louis de France" en 1297. Mais rien, Philippe continua à lutter contre les Papes dans leurs influences. Pour lutter contre les influences des Papes, Philippe IV se fortifia du concours du royaume en convoquant pour la première fois les États-Généraux en 1302. A la mort du Pape Boniface VIII, Philippe IV fit élire un français l'Archevêque Bertrand de Got qui prit le nom de Clément V. Le nouveau Pape s'installa à Avignon, enclave de l'Église en France. La couronne de France domina ainsi l'Église durant trois quart de siècle.
Le royaume avait été agrandi de la Champagne, par le mariage de Philippe IV, et, pour un temps, de la Flandre française. Il rattacha aussi au royaume Lyon depuis longtemps indépendante en 1313.
Du règne de Philippe IV le Bel, date toutes les anciennes institutions de France :
- Le Grand Conseil, chargé des délibérations politiques.
- Il inspirera la Chambre des Comptes,créée par un de ses fils, où les Baillis et les officiers royaux rendirent leurs comptes.
- Les États-Généraux, représentation exacte du royaume, les États auraient dû se réunir périodiquement, mais ils ne furent réunit que pendant les crises graves.
Le roi réorganisa l'administration financière et nomma un trésorier royal. Il organisa un impôt le centième et le cinquantième de la valeur des biens. Mais ayant recours trop souvent à la dévaluation des monnaies, certains l'appelaient Philippe le "faux monnayeur".

Les fils de Philippe IV le Bel : Louis X le Hutin, Philippe V le Long et Charles IV le Bel (1314-1328) : Les trois fils de Philippe IV se succédèrent en 14 ans. Louis X signa l'affranchissement des serfs dans le domaine royal. A sa mort, et à la mort de son fils nouveau-né Jean Ier, on préféra son frère Philippe à ses filles (sous prétexte qu'en royaume Aristotélicien le Titre de "Roi", charge presque sacerdotale, ne doit revenir qu'aux mâles. La loi salique ne viendra que 40 ans plus tard). Philippe V, rendit de sage ordonnances : monnaie unique dans tout le royaume, crée la Chambre des Comptes, etc. A sa mort on choisi encore un mâle, son frère Charles IV. Charles réforma les administrations, et lutta contre les fraudes dans les finances. Il mourut après 6 ans de règne.
La famille des Capétiens directs étant éteinte, une troisième application de la future "Loi Salique" amena la Guerre de Cent Ans.

Partie II


La succession au trône de France et l'avènement de la dynastie des Normandies


Partie I : la mort de nostre Sire le roi Charles IV le Bel



Cet extrait de la chanson de geste « le miracle des Normandies », daté du milieu du XIVe siècle, exprime parfaitement le sentiment général dans notre pays à cette époque. Voici le récit de cette instant important dans l’histoire de notre grand royaume de France.

En l’an de grâce 1328, le bon roi Charles IV le Bel mourut sans descendance mâle. Ce fut la première fois dans la tradition royale qu’un roi trépassa sans un fils pour lui succéder. En effet, depuis le fondateur de la dynastie, le grand roi Hugues Capet, tout les rois de France furent succédés par leurs fils et sâcrés avec et par eux. Ainsi s’ouvrit une crise dans la dynastie : Qui choisir comme nouveau Roi ?

Partie II : le roi trouvé

Pendant 4 mois, le royaume fut privé de roi et donc de protecteur.

2 candidats s’affrontent alors :
Le jeune Roi d’Angleterre Edouard III, petit-fils de philippe IV le Bel par sa mère.
Et Lévan de Normandie, Duc de Normandie et neveu de Philippe IV le Bel par son père, frère cadet du défunt roi.

Devant ce dilemme dynastique, les pairs du royaume sont convoqués pour délibérer pour savoir lequel des ces deux princes va monter sur le trône. Lors de la première séance, le roi d’Angleterre expose par une missive ses droits à la couronne :

« Petit-fils de roi, fils de roi, neveu de rois. Par ma mère, fille de Philippe IV le Bel, je prétend par mon sang être le plus proche du sceptre du royaume de France. »

Les pairs de France décidèrent toutefois d’entendre les argument de Sire Lévan, Duc de Normandie et « seulement » petit-fils, neveu et cousin de rois. Par un formidable talent d’orateur, Sire Lévan déclara ceci :

« Gentes Dames et Nobles Seigneurs Pairs de France. Depuis plusieurs siècles, la couronne de France fut transmise de père en fils. De Clovis à Pepin le Bref, de Charlemagne à Hugues Capet mon aïeul, et de Philippe Auguste à Saint-Louis.
La seule raison qui légitime de confier ainsi la destinée du royaume aux mâles, c’est la préservation des terres conquissent par nos pères. On ne saurait tolérer que le royaume tombe en quenouille. Cela fut proclamé dés la mort de mon cousin Louis X le Hutin. Si femelles pouvaient transmettre les droits de la couronne alors qu'en était-il des filles de mes cousins Louis, Philippe et Charles ? Leurs successions au trône fut réglées par vous, Pairs de France, ne l’oubliez pas. Voudriez-vous un étranger pour Roi ? »


Après son intervention, les partisans des 2 candidats s’affrontèrent dans de multiples batailles de mots et d’arguments. Après des jours de réunions. Les Pairs de France tranchèrent. Lévan de Normandie fut désigné Roi de France sous le nom de Lévan Ier.

« Nous, Pairs du royaumes de France, par la grâce de Dieu, déclarons par la présente notre jugement.

De par la disparition de nos Rois successifs, le roi Louis, le roi Philippe, et le roi Charles, item de par l’absence d’héritiers mâle pour assurer la pérennité du royaume, désignons donc Lévan, Duc de Normandie, comme nostre légitime Roi nostre Sire. Nous décloront derechef que depuis nostre roi Philippe V, femelles ne peut transmettre les droits à la couronne de France et invalidons les droits prétendus de Sire Édouard roi d’Angleterre.
Cette présente faiste en nostre bonne ville de Paris, en ce mois de Mai de l’an de grâce 1328, scellée par tout les Pairs du royaumes. »


Partie III : la guerre, ce fléau...

Les Pairs et les Barons de France proclamèrent donc roi en 1328 un vrai descendant des Capétiens par la branche des mâles, Lévan Ier de Normandie. Pour beaucoup ce fut le vrai déclencheur direct de la guerre de Cent Ans.
Mais la rivalité de la France et de l’Angleterre datait en fait du jour où les rois d’Angleterre commencèrent a devenir aussi seigneurs de multiples provinces en France comme la Guyenne. Et donc ils devenaient a fortiori, plus puissant que leur suzerain nostre roi Lévan Ier.
Jusqu’alors, les rois d’Angleterre luttaient pour disputer plus de territoire : ce fut des guerres Féodales. Dorénavant, ils allaient disputer non plus des terres mais une couronne, ce fut une guerre de rois.

En 1328, Édouard III accepte finalement, mais avec réticences, de reconnaitre Lévan Ier comme roi de France et suzerain de ses possessions en France. Cependant, Édouard refusa pendant prés de 10 ans de venir prêster hommage au roi.

« Fils de roi ne saurait se prosterner devant fils de Duc »

La tension monte entre les 2 rois d’autant que la noblesse anglaise fait tout pour amener à une déclaration de guerre. Devant l’insolence de son Vassal, le roi Lévan Ier confisque ses terres dans le royaume jusqu’à prestation d’hommage. Édouard prend cela pour de la provocation, il réplique en revendiquant la couronne de France. Le 7 octobre 1337, un archevêque est envoyé à Paris pour jeter le gant à « Lévan, qui se dit roi de France ». La guerre, qui allait durer cent ans, commence alors...

Partie III


La Guerre de Cent Ans

Partie I : Les Victoires d'Édouard d'Angleterre, 1337-1364.

La guerre officiellement déclarée en 1337 ne commença réellement qu'un peu plus tard. En effet, il fallut aux rois d'Angleterre et de France, lever les armées et les impôts pour les financer. Entre temps, Lévan Ier décida de ruiner l'économie anglaise en ordonnant l'arrêt d'importation de laine anglaise depuis les Flandres. Mais les flamands se rebellèrent contre ce blocus et chassèrent leur comte de Flandre et appelèrent à l'aide le Roi d'Angleterre. Ce dernier fut fin prêt militairement et débarqua dans le Nord en 1340 avec une flotte nombreuse. La flotte française dans le port de l'Ecluse fut complètement détruite. Cette victoire anglaise fut suivie d'une trêve entre les 2 rois.

Cette trêve avait pour but de se préparer une fois de plus contre toutes nouvelles invasions anglaise dans le Nord. En 1346, le roi Lévan, ayant durant la trêve réunis à Paris des seigneurs normands et bretons, les fit arrêster comme alliés du roi d'Angleterre. Ce dernier avait de nouveau débarqué en France et se trouva à 6 lieues de Paris !
Lévan réunit des forces imposantes et se lança au devant d'Édouard. Entouré d'une foule de seigneurs, ils arrivèrent prêt du village de Crécy dans une grande confusion (les seigneurs se disputant à qui verrait l'ennemi en premier). Sur place, l'ennemi en vue, les Chevalier français, sans attendre les ordres se lancèrent sur les anglais. Édouard voyait, depuis un proche moulin, les seigneurs français désordonnés, entremêlés, s'étouffer les uns sur les autres et périr sous les flèches et les épées anglaises. On dut arracher le roi Lévan du champs de bataille car celle-ci fut bien perdue. Devant le château de Broye, les gardes demandèrent : "Qui va là !?", il répondit : "Ouvrez, c'est l'infortuné roi de France !"
Le lendemain, des soldats des communes voisines vinrent aider le pauvre roi, hélas, non informés des évènements de la veille, ils tombèrent au milieu des anglais et 4000 périrent encore...

Édouard III se pressa alors devant Calais, il fut retenu devant la ville pendant 10 mois. Lévan essaya de secourir la ville assiégée en vain. L'héroïque gouverneur de la Ville dut capituler. Le roi Édouard exigea alors que 6 des plus grands bourgeois de Calais soit livrés la corde au cou avec les clefs de la ville. Devant les supplications de son épouse la reine, il changea son ordre en déplacement de la population de Calais qu'il remplaça par des gens d'Angleterre.

Trois années plus tard, regrettant la perte de Calais, le roi Lévan Ier mourut, son fils Jean II dit "le Bon" lui succéda, mais ne put arrêster les succès du roi d'Angleterre. Roi dur avec la noblesse arrogante, soucieux d'êstre un bon roi, Jean II est l'honneur chevaleresque par excellence. Il nomma connétable un parent éloigné avec qui il partagea sa jeunesse, Charles de la Cerda dit "Charles d'Espagne", qui combattit aux cotés des français. Devant cette nomination, Charles de Navarre dit "le Mauvais" petit-fils de Louis X "le Hutin" qui à toujours gardé rancœur contre les Normandies d'avoir eut accès au trône, fait assassiner le nouveau connétable en 1354 par 80 coups d'épées. Faisant semblant de pardonner aux assassins, Jean II les surprit à Rouen au milieu d'un festin que leur donnait son propre fils le Dauphin Charles de Normandie et les fit décapiter, sauf Charles le Mauvais qui fut fait prisonnier. Un parent d'un des assassins alla réclamer vengeance auprès d'Édouard III, la guerre reprit alors.

La guerre s'étendit donc dans tout le royaume, le fils d'Édouard III, Édouard de Woodstock, Prince de Galles surnommé "le prince noir" de par son armure, amena en Guyenne, province anglaise, une armée considérable. Le roi Jean II se hâta de se diriger vers la Loire avec toute la Chevalerie française, apprenant cela, le Prince de Galles tenta de fuir vers le Sud, Jean II le rattrapa prés de Poitiers le 19 Septembre 1356.
Jean II avait une armée double de celle du Prince de Galles, il comptait les envelopper et les bloquer par la famine. Le Prince de Galles résolut donc de combattre. Dans le souvenir de Crécy, on ordonna aux chevaliers de combattre à pieds avec leurs lances. On ne garda que 300 cavaliers, ceux-ci furent chargés de déloger le Prince de Galles. Les cavaliers français s'engagent mais les chevaux, percés de flèches reversèrent leurs cavaliers qui furent bientôt égorgés par les fantassins anglais. Le Prince de Galles avec sas chevaliers fond sur les chevaliers français restés à pieds avec le roi. Le corps d'arme du Dauphin est détruite, le roi lui ordonne de quitter le champs de bataille, le roi décide de rester avec ses troupes et de combattre secondé par son deuxième fils, Philippe de Bourgogne. Mais entouré de tous cotés, le roi Jean se rend avec 2000 seigneurs.

Les habitants de Paris, voyant nostre roi prisonnier, se mirent en état de défense et nommèrent Étienne Marcel, prévôt des marchands, comme chef. Le Dauphin Charles, fut proclamé Régent et convoqua les États Généraux. Les députés de la bourgeoisie, critique envers la couronne par la défaite de Poitiers, se voyait obligé de payer la rançon de son roi, ce qui augmenta leurs mécontentements. Dans cette assemblée, Étienne Marcel demanda des reforme afin de contrôler le pouvoir royal. De par la honte de la défaite, la noblesse n'osa point faire objection. La bourgeoisie obtint donc l'éloignement des "officiers incompétents" et nommèrent une commission afin de diriger avec le Dauphin les affaires du royaume. Cependant, de par l'indifférence et la méfiance des autres provinces, Paris fut seule dans ses décisions contre la couronne et perdit sa cause par des violences. Étienne Marcel, pour vaincre les réticence du Dauphin, conduisit au Palais royale des hommes à sa solde et fit massacrer devant les yeux du jeune prince 2 de ses conseillers : les maréchaux de Normandie et de Champagne. Devant la peur du Dauphin, Étienne Marcel le rassura en le coiffant d'un chaperon bleu et rouge, couleur de Paris. Quelques jours plus tard, grâce à l'aide de parisiens toujours fidèles, le Dauphin parvint à fuir de Paris
Devant cela, Étienne Marcel compris que le Dauphin ne lui pardonnerait point ses actes. Il se tourna donc vers Charles le Mauvais, libéré depuis peu, et lui proposa la couronne de France. Ce dernier s'était allié au roi d'Angleterre pour arriver à ses fins. Un des compagnons d'Étienne Marcel, voulut prévenir sa trahison de vouloir ouvrir les portes aux anglais, et l'assassina d'un coups de hache. Après demande de quelques bourgeois apeurés de par les évènements, le Dauphin revint dans Paris et condamna les traitres à la couronne.

Le Dauphin Charles put reprendre les négociations avec les anglais après la disparition d'Étienne Marcel. Véritable maitre du royaume, il dut signer l'humiliant Traité de Brétigny :
- Rançon de trois millions de livres pour la libération de Jean II le Bon.
- la souveraineté sur la Guyenne et la Gascogne, Calais et le Ponthieu, le comté de Guines, le Poitou, le Périgord, le Limousin, l’Angoumois, la Saintonge, l’Agenais, le Quercy, le Rouergue, la Bigorre et le comté de Gaure.
Après quoi, le roi Jean put rentrer en France. Il laisse en otage, jusqu'au paiement de la rançon, un autre de ses fils, le duc d'Anjou. Celui-ci s'évada et dans son honneur de roi, Jean II retourna se constituer prisonnier aux anglais et mourut à Londres en 1364.

Partie II : les reconquêtes de Charles V, 1364-1380.

A Jean II le Bon, roi courageux et droit, succède un prince murit avant l'âge, intelligent, Charles V que l'histoire appelle si justement "le Sage".
Charles n'est point batailleur, de santé fragile, il lui était impossible de manier l'épée. Modéré, il s'entoura de savants et de beaux livres. Si le corps le condamnait à l'inaction, l'esprit lui, pensait et méditait et Charles avait déjà trouvé le bras qui allait le soutenir.
Ce bras, c'était Bertrand du Guesclin. Né en 1321, en Bretagne. Vigoureux, Hardi, il s'était distingué entre tous les vaillants chevaliers de Rennes. Il donna à la guerre un nouveau caractère et voulait que l'intelligence y eut autant de part que la Force. Rusé et habile, il avait l'instinct de l'art militaire tout en conservant la bravoure des anciens chevaliers.
Charles V nostre roi avait 3 ennemis à combattre :
- Le roi de Navarre Charles le Mauvais, toujours ambitieux et allié des anglais.
- Les Grandes compagnies, brigands qui infestaient les routes de France.
- les Anglais, toujours en proies à une nouvelle invasion et toujours présent sur le sol de France.

Le roi Charles confia à Du Guesclin la tâche de s'occuper des "Navarrais", ces derniers tenaient presque le roi enfermé dans Paris. Du Guesclin les écrasa à Cocherel. Cette victoire fut appelée "les nobles étrennes" de la couronne car Charles V appris la nouvelle de la victoire la veille de son sâcre.

Les Grandes compagnies désignaient les mercenaires de différents pays (allemands, italiens, anglais) qui se louaient et qui continuèrent, après la paix de Brétigny, de vivre au dépens de la population. Ils obéissaient à des chefs renommés pour leur témérités. Allant et pillant de par et d'autre du royaume de France, Charles V chargea Du Guesclin de délivrer le pays de ces brigands. Pour les décider à quitter le pays, il fallait les mener batailles, Du Gusclin proposa au roi de les mener en Espagne où 2 prétendant au trône de Castille se faisaient la guerre. D'un coté Pedro le Cruel, allié des anglais et de l'autre Enrico de Trastamare, allié de la France. Du Guesclin alla trouver donc les chefs des Grandes compagnies et leur fit de magnifiques promesses et déclara qu'il se mettrait à la tête de leurs troupes. Admiré par sa bravoure connut dans toute la France, les chefs acceptèrent. Cette expédition fut un succès, Pedro le Cruel fut vaincu et tué pendant la bataille de Montiel en 1369, et Enrico monta sur le trône de Castille. Allié de la France, ce dernier lança sa flotte contre celle des anglais durant la nouvelle guerre qui recommença entre l'Angleterre et la France.

Charles V était prêt à livrer bataille au roi d'Angleterre. Une armée était prête et des alliés furent trouvés : le roi de Castille et le roi d'Écosse, plus des seigneurs de Guyenne prêts à nous rejoindre.
Jugeant l'heure arrivé, le roi lança défis à Édouard III afin de reprendre les terres perdues lors du traité de Brétigny. Les anglais répondirent par une nouvelle invasion en 1369. Du Guesclin se hâta de revenir d'Espagne et reçut des mains de nostre roi Charles l'épée de Connétable de France en 1370.

"Messire Bertrand, je n'ai ni frère, ni cousin, ni comte, ni baron en mon royaume qui ne vous obéisse; si quelqu'un s'y refusait, il me courroucerait tellement qu'il s'en apercevrait"

Du Guesclin remporta de grands succès : la Rochelle, Poitiers, ouvrir leurs portes. Après la victoire de Chizé, le Poitou fut libéré.
2 fois encore, les anglais envahirent la France, en 1373 et 1776, mais à chaque fois, ils trouvèrent des ruines ou une armée française pour les stopper et des forteresses imprenables. leurs armées se retirèrent vers le Sud et restèrent en Guyenne leur dernier bastion. En 1377, le Prince de Galles, depuis longtemps malade, mourut, et quelques mois plus tard, le vieux roi Édouard III lui-même descendit au tombeau après avoir perdu tout ce qu'il avait gagné durant son règne. Charles V en profita pour achever la reconquête. En 1380, il ne restait au anglais que Bayonne, Bordeaux et Calais.

Dans les derniers temps, Du Guesclin fut obligé de combattre contre sa terre natale la Bretagne sur ordre du roi. Il obéit mais renvoya à Charles V son épée de connétable. Le roi comprit sa faute et se réconcilia avec le grand capitaine qu'il chargea de pacifier le Languedoc et l'Auvergne. Il tomba gravement malade et mourut lors d'un siège. Nostre roi Charles V lui fit le plus beau des éloge, il ordonna de l'enterrer parmi les rois de France dans le caveaux de Saint-Denis, où le roi lui-même ne tarda pas à le rejoindre en 1380, le roi Charles avait 42 ans.

Partie III : Guerre civile et nouveaux désastres militaires, 1380-1429.

Le roi Charles V laissait pour héritier un enfant de 2 ans, Lévan II. Les oncles du roi, Philippe de Bourgogne, Louis d'Orléans et Jean de Berry, assurent la régence du royaume. Cependant, leur mauvaise gestion des affaires ruinèrent le pays et les taxes durent être augmentés. A Paris, les habitants protestèrent mais ne bougèrent point. Mais le lendemain, les collecteur d'impôts provoquèrent une émeute, la plupart d'entre furent massacrés. Le calme ne revint qu'après plusieurs jours.

En 1382, dans les Flandres, la révolte reprit de plus belle, la populace de Gand se souleva et chassa le comte allié des français. Or, Philippe de Bourgogne, un des régents, qui avait épousé la fille du comte, prit le parti de son beau-père. Les seigneurs français ne demandèrent pas mieux que de marcher sur les révoltés. Les flamands les attendirent prés du village de Roosebecque, réunis en un seul bataillon afin d'enfoncer par leur masse les rangs français. Les chevaliers français, guidés par Olivier de Clisson, compagnon de Du Guesclin, enveloppa les flamands puis resserra le cercle, si bien que les flamands tombèrent les uns sur les autres. Raffermie par cette victoire, les chevaliers français et leurs chef Philippe de Bourgogne revinrent en triomphe. L'année suivante, on annonça les fiançailles du jeune roi.

A sa majorité de roi en 1395, Lévan II gouverna par lui même mais garda auprès de lui ses oncles, or ces derniers se disputèrent quant à leur place auprès du jeune roi. Surtout entre Louis d'Orléans, bon cavalier, bon danseur et arrogant, et Philippe de Bourgogne appelé "Philippe le Hardi" par sa combativité dans la bataille de Poitiers au coté de son père Jean II.
Philippe le Hardi avait considérablement accru la puissance de sa maison de Bourgogne qu'il avait fondé et fort de son statut de chef de guerre, se disputa la place de favoris avec Louis d'Orléans. A la mort de Philippe, son fils Jean dit "sans Peur" poursuivit la politique de son père, voyant qu'il ne pourrait être favoris par la force, il eut recours à la ruse et au crime.

Jean sans Peur feignit de se réconcilier avec son oncle Louis d'Orléans, le Dimanche 20 novembre 1407, les 2 princes entendirent la messe ensemble. Le 23 Louis d'Orléans, revenant d'une banquet un soir, fut assailli par une bande d'assassins ;

"Je suis Louis d'Orléans, prince de France !" s'écrie le malheureux,
- "C'est ce que nous cherchons !" répondirent les meurtriers.

Il est renversé et massacré. Un homme de haute taille sort d'une maison voisine, coiffé d'un chaperon rabattu sur les yeux, il examine le corps à la lueur d'un falot de paille.

"Éteignez tout, partons; il est mort."

C'était Jean sans Peur lui-même. Il cacha les meurtriers et poussa l'audace jusqu'à verser des larmes hypocrites au convoi funèbre de sa victime. Mais bientôt, se voyant presque découvert, il avoue son crime :

"C'est moi qui ai tout fait, le diable m'a poussé." dit-il à son oncle Jean de Berry.

Puis, il s'échappa et se mit en sureté sur ses terres où alors qu'il n'avoue plus seulement son crime, il s'en vanta.

Or, la veuve de Louis, voulut obtenir justice auprès du roi. Les conseillers de Lévan II en furent très touché, mais Jean sans Peur était bien trop puissant. Ce dernier se rendit à Paris avec son "escorte" de plusieurs milliers d'hommes, afin selon lui, de protéger sa vie, pour s'expliquer.
La vengeance que la veuve ne put obtenir, les fils du défunt allaient la poursuivre. Charles d'Orléans, fils de Louis, avait épousé la fille de Bernard d'Armagnac, comte d'Armagnac. C'est lui qui devint le chef du parti d'Orléans et lui donna son nom. Autour de Bernard et de Charles se ressembla presque toute la chevalerie française.

Pendant ce temps à Paris, Jean sans Peur s'appuyaient sur ses vassaux et quelques parisiens pour maintenir son pouvoir. Il arma les corps de métier et celle des bouchers domina rapidement "les Cabochiens" du nom de leur chef "Caboche". Les excès des cabochiens déterminèrent la plupart des parisiens à se tourner vers las armagnacs qui rentrèrent dans Paris et entreprirent de terribles représailles en 1413.

Pendant ce temps, un homme épiait le bon moment pour lancer une nouvelle invasion : c'était Henry V d'Angleterre. Ce dernier débarqua et s'empara d'Hartfleur en Normandie. le roi et Les chefs des armagnacs décidèrent de marcher contre les anglais. Mais la noblesse qui n'avait toujours pas retenue les leçons de Crécy et de Poitiers se présentèrent avec plusieurs milliers d'hommes certains d'écraser la petite armés anglaise qui s'enfuyait en direction de Calais. Les français les coincèrent à Azincourt en 1415.
Ce fut un nouveau désastre pour la chevalerie française, selon leur habitudes, les anglais se postèrent derrières leurs archers, une nuée de flèches s'abattit sur les français. Leurs lourds chevaux s'empêtra dans les champs humides d'automne et les chevaliers trop serrés dans leurs charges ne purent tirer l'épée sans blesser leurs compagnons. Devant ce désordre, les anglais se jetèrent dans la bataille. Cette fois-ci point de quartier, les seigneurs qui se rendaient étaient massacrés sur place.

A Paris, à l'annonce de la défaite, le parti armagnac perdit de son influence et les bourguignon purent revenir à Paris. Les armagnacs eurent juste le temps de fuir avec le roi et le Dauphin pour Blois où ils seraient en sureté. Les bourguignons se vengèrent alors des représailles armagnacs quelques années plus tôt. Jean sans Peur devenu de facto maitre du gouvernement, ne put arrêter les anglais dans leur progression. Il songea alors de se rapprocher de ses ennemis les armagnacs mais ceux-ci nourrissaient une telle haine que celle-ci allait une fois de plus livrer le royaume à l'étranger.

En 1419, Jean sans Peur accepta une entrevu avec le Dauphin, jeune fils de Lévan II et sous le nom duquel combattaient les armagnacs. La rencontre se fit au pont de Montereau, franchissant une barrière qu'on referma aussitôt derrière lui, Jean alla s'agenouiller devant le Dauphin. Mais l'entretien à peine commencé que l'on frappa le Sans Peur au visage à coup de hache, les autres seigneurs l'achevèrent tandis que le Dauphin épouvanté fut emmené en lieu sûr.

Le fils de Jean sans Peur, Philippe dit "le Bon", animé par la veangeance se tourna vers les anglais. Devant une alliance aussi puissante, Lévan II décida de négocier à Troyes en 1420. Les conditions des anglo-Bourguignons étaient terrible :
- Les terres contrôlées par les anglais et leur allié Bourguignons sont cédées.
- Le Dauphin Lévan est déshérité de la Couronne de France.
- Mariage de Henry V et de Catherine, fille de Lévan II et dont le fils à naitre sera couronné roi de France.

Les légiste de France examinèrent ce traité en ressortant toutes les lois de succession depuis le règne de Clovis. Or, en 1422, le roi Henry V mourut en laissant un fils en bas âge. Devant cela les légistes invaliderent "provisoirement" le traité de Troyes au motif duquel :

"De par la présence encore parmi les vivants de Nostre Sire le roi Lévan, aucune sccéssion ne sera consideré comme valide avant son trépas.
De même devant le bas age du prince, le dit traité ne sera valable qu'a la majorité royale, selon les lois du royaume."


En effet le roi Lévan II vivant, la succession ne sera effective qu'après sa mort, et de même ne lui succèdera que celui qui sera sâcrer. En effet, deja avec le fils de Louis X le Hutin, son fils mort en bas âge fut bien proclamé roi mais jamais couronné car mort avant sa majorité royale. Du temps fut ainsi gagné.

Il ne restait au roi Lévan II que les terres de Touraine, Orléanais, Berry, Auvergne et Dauphiné. Sa nouvelle capitale fut installé à Bourges. En vain de vaillant capitaine essayèrent de reprendre le pays aux anglais. En 1428, ces derniers mirent le siège devant Orléans. Le temps de la monarchie des Normandies était compté.

Partie IV : L'épopée de Jeanne et le triomphe des Normandies, 1429-1453.

Aux confins de la Lorraine, vivait une jeune fille avec sa famille, Jeanne. A l'âge de 13 ans (1425) alors qu'elle se promenait prés d'une église, elle entendit une voix lui demandait de délivrer le royaume de France. En février 1429, devant le bruit qui traversa le royaume :

"Le royaume perdu sera regagnée par une jeune fille de Lorraine."

Jeanne se mit en route pour retrouver le roi et le Dauphin. Arrivé à Chinon où se tenait la Cour, elle obtint, après 3 jours d'attente, de voir le roi. Jeanne le reconnut, dit-on, malgré qu'il fut caché sous de simples habits et mêlé aux courtisans. Le roi cédant enfin, Jeanne obtint une petite armée pour sauver Orléans. Elle entra dans la Cité en siège où elle fut reçut par la population avec enthousiasme. Sous son influence, elle rétablit la foi et le courage des soldats. L'étendard royal en main elle se jeta dans la bataille contre les anglais.la garnison anglaise fut prise et tuée, les anglais levèrent le siège et partirent.
Les anglais étaient terrifiés par la fouge de cette fille qui menait les hommes à la bataille, remontant de plus en plus vers le nord, la population sur son passage criait avec elle :

"Sainte Menehould ! Sainte Menehould !"

La ville de Troyes, ville symbolique par l'humiliant traité, fut prise aussi. On arriva enfin à Sainte Menehould en Juillet 1429. La garnison bourguignonne quitta la place forte et on put enfin sâcrer le Dauphin en présence de son père Lévan II. Jeanne était debout près de l'Autel représentait le peuple de France.
Par ce sâcre, le roi Lévan II renoua avec la tradition des premiers rois francs, dans laquelle les rois faisaient sâcrer leurs fils de leurs vivant afin d'assurer la pérennité de la dynastie et la continuité de la monarchie française. De fait le traité de Troyes devint désuet. Et la France retrouva ses véritables maitres.

Fort de ses exploits, Jeanne voulut toujours aller de l'avant. Elle insista pour continuer la lutte, mais depuis le sâcre, de plus en plus de capitaines et de seigneurs la jalousait et la ralentissait dans ses démarches. Impatiente, elle décida fin Aout d'attaquer Paris, mais rien n'était préparé. Elle n'en persista pas moins, mais hélas dut abandonner. Compiègne qui avait ouvert ses portes à Jeanne fut assiégé par les bourguignons. Se portant à leur secours, Jeanne fut faites prisonnière non sans avoir résisté avec courages aux lames ennemies. Livrée aux anglais, ces derniers l'enfermèrent à Rouen pour y être jugé. Condamnée pour hérésie et sorcellerie, elle fut brulée place du vieux marché. Le bourreau, qui mit le feu se trouva mal et fut emmené par ses compagnons, il déclara plus tard :

"J'ai vu de sa bouche, avec le dernier soupir, s'envoler une colombe..."

Puis plus tard, un secrétaire du roi d'Angleterre qui assista à la scène déclara en revenant à Londres :

"Nous sommes perdus; nous avons brulé une sainte !!"

Jeanne avait donné l'élan et rompu le charme de la mauvaise fortune. Lévan II, par de grands capitaines et d'habiles négociations, acheva la délivrance du pays. Pour mettre fin à l'alliance anglo-bourguignonne, il fit quelques concessions à Philippe le Bon : quelques villes aux abord de la Somme, des comtés de Mâcon et d'Auxerre, etc. Le traité d'Arras confirma la réconciliation entre armagnacs et bourguignons en 1435.

Dès que Paris n'eut plus de raison de se dire bourguignonne, Lévan II sentit que le moment était venu de revenir. Il fit une entrée triomphale en 1437, digne des triomphes de l'ancienne Rome antique. Cependant, le roi ne resta point longtemps, car il préféra les terres de la Loire où il put préparer une nouvelle campagne contre les anglais. En 1449, désormais, il comptait bien enlever aux anglais les dernières provinces qu'ils leurs restaient : la Normandie, terre des Normandies, et la Guyenne. La Normandie qui avait si longtemps résisté contre la domination anglaise accueillit les français comme des libérateurs, Rouen se souleva et ouvrit ses portes au roi. Ce dernier s'empressa de demander solennellement la réhabilitation de Jeanne d'Arc. Les anglais envoyèrent cependant une armée qui débarqua à Cherbourg et se dirigea vers Caen mais elle fut défaite près du village de Formigny avec l'aide d'un contingent Bretons.

La conquête de la Guyenne ne fut ni moins rapide ni moins brillante. Dés le mois de mai 1451 le Comte de Dunois entrait dans Bordeaux. Mais cette ville perdait beaucoup à l'interruption de son commerce avec l'Angleterre, et Lévan II fit face à une révolte et à un nouveau débarquement anglais. La victoire de Castillon en 1453, due encore à la discipline et à la bravoure des chevaliers français, dissipa le danger. Les anglais furent rompues et leur chef le vieux Lord Talbot, périt. La ville de Bordeaux se soumit de nouveau et la Guyenne redevint à jamais française.

Le royaume de France se redressait donc d'un siècle de guerre avec l'Angleterre. Trempée par le malheur, il avait appris ce que coutent les divisions intestines et combien elle facilitent les invasions. La couronne a été le lien qui unissaient les provinces du royaume. Le roi Lévan II acheva la reconquête d'un royaume qui connut le déchirement sous ses prédécesseurs. En 1453, le roi Lévan II dit "l'increvable", héros d'une époque, mourut à son tour. Il avait 72 ans. Son fils Lévan III lui succéda sur le trône de France.

Partie IV


L'Europe de nostre Temps


L'Angleterre : En ce moment en Europe, on ne compte comme grands États que la France, l'Angleterre et le Saint Empire Romain Germanique.
L'Angleterre s'était épuisée durant un siècle pour conserver en France des provinces qui lui étaient inutiles. Après donc le règne d'Édouard III (1328-1377), et le règne agité de Richard II, une révolte amena une nouvelle dynastie celle des Lancastres (1399) : Henry IV, Henry V et Henry VI.
Les succès d'Henry V en France avaient affermi cette nouvelle dynastie, mais les revers sous le règne d'Henry VI, la discréditèrent : ce prince fut même atteint de folie. Il avait reçut au berceau les deux couronnes de France et d'Angleterre, il devait les perdre toutes les deux.

Le Saint Empire après 1250 : l'Allemagne après 1250 avait été longtemps sans pouvoir se remettre de l'ébranlement causé par la guerre du "Sacerdoce" (le Saint Siège) et de l'Empire. De 1250 à 1273 il y eut un interrègne favorable au plein épanouissement de la féodalité.
Au milieu de ce désordre pourtant les villes allemandes recouvrèrent leur liberté et formèrent des Ligues : la plus puissante, conclue entre les villes du Nord au bord de la Baltique pour la protection de leur commerce, fut la Ligue Hanséatique (du mot hanse : commerce), à la tête de laquelle se trouvaient Brême, Hambourg et Lubeck.

La Terre des Habsbourg (1273) : L'Allemagne se lassa de l'anarchie. Les princes s'accordèrent à choisir un chef assez puissant pour faire respecter l'ordre, mais trop peu riche pour être redoutable. Ils choisirent un petit seigneur de la Suisse, pays alors rattaché à l'Allemagne : c'était Rodolphe de Hagsbourg, qui du haut de la tour de son château pouvait facilement voir tous ses domaines.
Mais Rodolphe se fit craindre des seigneurs. Puis, tout en travaillant pour l'Empire, il songea à sa nombreuse famille. Il établit richement ses enfants. Son fils ainé, Albert, reçut l'investiture du Duché d'Autriche (Esterreich), dans la vallée moyenne du Danube, avec la ville de Vienne pour capitale. Il y ajouta la Styrie et la Carniole dans les régions des Alpes. La maison des Habsbourg devenait la maison d'Autriche.
Toutefois, cette maison ne réussit pas encore à s'assurer l'Empire et une autre maison, dite de Luxembourg, garda la couronne du Saint Empire plus d'un siècle (1308-1438).
C'est à cette époque que remonte la fameuse Bulle d'Or. Ainsi nommée à cause des sceaux en or dont elle fut revêtue. Ce texte publié sous le règne de Charles IV du Saint Empire en 1356, réglait d'une manière définitive les elections des empereurs afin d'éviter les guerres. Le choix de l'empereur est confié à 7 Grands Électeurs (4 laïques : roi de Bohême, comte palatin, duc de saxe, margrave de Brandebourg. Et 3 ecclésiastiques : les archevêques de Cologne, Trêves et Mayence.)

La Couronne impériale fixée dans la maison d'Autriche (1438) : Sigismond, empereur de 1410 à 1438, avait marié sa fille au duc Albert II d'Autriche, qui hérita ainsi de la maison de Luxembourg maitresse de la Bohême. Le collège electoral, chargé d'élire l'empereur, le choisit. La maison d'Autriche reçut donc la couronne impériale depuis lors.

La Suisse : si la maison d'Autriche de Habsbourg avait ainsi fait brillante fortune, elle avait perdu ses domaines primitifs : les cantons de la Suisse. Divisée en seigneuries, en cantons, l'ancienne Helvétie gardait, avec des mœurs simple et austères, un profond amour de la liberté.
3 cantons : Uri, Schwitz et Unterwalden, s'étaient placés sous la protection de Rodolphe de Habsbourg, Rodolphe respecta les franchises des suisses, mais son fils Albert Ier tendit à convertir en droits de souverains les droits de simple patronage que sa famille exerçait. Bientôt, les citoyens les plus influents conspirèrent pour ressaisir leurs vieilles franchises. Ils choisirent pour leur rassemblements secrètes, le Grütli, prairie escarpée dans une solitude au bord du lac des Quatre-Cantons. Plus était périlleuse l'entreprise, plus s'unissaient intimement les cœurs (1308).

L'histoire de Guillaume Tell : le Bailli du Duc, Hermann Gessler, entreprit de découvrir qui était les plus fidèles sujets de son maitre. Suivant l'usage symbolique à cette époque, un chapeau représenta la dignité du Duc. Gessler voulait forcer les suisses à rendre hommages à l'ornement de tête du prince auquel était soumis les helvètes.
Un jeune homme, Tell, dédaigna saluer le chapeau. Le gouverneur, s'abandonnant aux caprices de la tyrannie, obligea Guillaume Tell à prendre pour but de sa flèche une pomme placée sur la tête de son fils. Tell avoua que d'ailleurs qu'en cas de malheur il eût vengé son fils. Le gouverneur, inquiet, à cause des parents et amis de Tell, n'osa pas le détenir dans le pays d'Uri, mais il l'embarqua sur le lac des Quatres-Cantons.
Lorsqu'ils furent parvenus à peu près vis-à-vis du Grütli, s'élança des gorges du Saint-Gothard, le Foehn (vent du Sud) avec sa violence extraordinaire. Dans ce périls de mort, Gessler fit ôter les fers de Tell, homme vigoureux et puissant, qu'il connaissait aussi pour être un bon batelier. Ils ramèrent dans l'angoisse, mais arrivèrent jusqu'à Axemberg. A cet endroit, Tell saisit ses armes et s'élança d'un bond sur une pierre plate. Il gravit le rocher, la barque heurta contre le roc et en fut repoussé. Gessler échappa du sein de la tempête. Mais il tomba dans un chemin creux, frappé par la flèche de Tell, qui l'attendait en embuscade derrière des buissons. Ainsi périt Hermann Gessler par la juste colère d'un homme libre.

L'affranchissement de la Suisse : Quoi qu'il en soit de cette légende, le mouvement continua. Albert d'Autriche, plein de colère et d'orgueil, accourut à la tête de ses cavaliers, mais une conspirations de seigneurs s'était formée contre lui et il périt assassiné en 1308.
La valeur des pâtres et des chasseurs des Alpes triompha de celle des chevaliers, et la bataille de Morgaten, gagnée en 1315, assura l'indépendance de la Suisse.
Aux trois cantons qui avaient si vaillamment combattu s'ajoutèrent ceux de Lucerne, de Zurich, de Glaris, de Zug, et de Berne.

L'Italie après 1250 : En 1250, à la mort de l'empereur du Saint Empire Frédéric II, l'Italie avait été délivrée de la domination impériale. Mais elle ne profita point de sa liberté et ne put arriver à former un Etat unis. Aussi, son indépendance fut de courte durée.

Le royaume de Naples et la maison française d'Anjou : le royaume de Naples et la Sicile furent en 1266 conquis par un frère du roi Saint Louis, Charles d'Anjou.
Puis, un petit-fils de Frédéric II, Conrad, étant venu pour réclamer l'héritage de sa famille, Charles en triompha en 1268 et eut la cruauté de faire tomber sur l'échafaud la tête de ce prince à peine sortit de l'adolescence.
Bientôt, les populations vives et légères du midi se lassèrent du joug des français. En Sicile, à Palerme, le Lundi de Pâques en 1282, une terrible insurrection éclata et un grand nombre de français furent massacrés : ce fut les "Vêpres Siciliennes".
Les Siciliens appelèrent à l'aide le roi d'Aragon, dont la flotte battit celle de Charles.
Ainsi, la maison d'Aragon régna sur la Sicile et disputa le royaume de Naples à la maison d'Anjou.

Rome et la papauté : la papauté, qui avait voulu dominer les autres souverains, résidait à Avignon sous Philippe le Bel en 1305. Enfin, craignant de perdre Rome, le Pape Grégoire XI se décida à y retourner en 1377. Depuis lors, Rome redevint le Siège de l'Église Apostolique et Aristotélicienne.

Les république italiennes : Dans le centre et le nord de l'Italie, s'étaient formées des républiques puissantes.

La république de Florence s'était organisée à l'imitation des anciennes républiques grecques, et la démocratie y triomphait. Le pouvoir appartenait aux prieurs des arts; les grandes familles se virent, pour se rendre éligible aux grands offices publiques, obligées de se désanoblir et de se faire inscrire sur le livre d'un corps de métier. Des querelles intestines allaient bientôt ruiner démocratie ombrageuse.

Gênes et Pise, enrichies par les croisades, couvraient la méditerranée de leur flotte; mais leur rivalité allait amener leur décadence. Les pisans furent vaincus par les génois. Gênes à son tour fut éclipsée par la riche république de Venise.

Venise n'avait été d'abord qu'une bourgade de vendeurs de poissons dans les lagunes de l'Adriatique. Les croisades firent sa fortune, et, au XIIIe siècle, elle était assez forte pour prendre part à la conquête de Constantinople. Elle possédait les cotes de la Dalmatie et elle était la reine de l'Adriatique. Chaque année, le Doge, monté sur une barque élégamment ornée, assiste à la bénédiction solennelle de la mer par l'évêque et jette un anneau dans les flots comme pour des fiançailles. C'est ce qu'on appelle le mariage de l'Adriatique.
Venise est une république oligarchique. Le Doge est soumis à l'autorité d'un Sénat, et les grandes familles seules, inscrite sur le Livre d'Or, pouvaient arriver aux plus hautes fonctions publiques. Soupçonneux à l'excès, les vénitiens avaient encore un conseil suprême des Dix, qui recevaient les délations et qui faisait procéder à des exécutions mystérieuses. Cette forte concentration de l'autorité sauva la république vénitienne du sort des autres républiques où s'élevèrent des familles assez puissantes pour confisquer la liberté.

Ces villes et une foules d'autres, telles que Milan, Lucques, avaient atteint un haut degrés de prospérité matérielle. Leur industrie était si active que Florence occupait 30 000 ouvriers pour ses draps.
Ces républiques, étaient de véritables puissances financières. Venise fonda la première banque, et le système de crédit était organisé dans toutes les villes italiennes. Les marchands lombards, se répandaient ainsi dans toute l'Europe.

Espagne. Castille et Aragon : 4 royaumes s'étaient formés au-delà des Pyrénées : Léon, Castille, Navarre, Aragon. De ces royaumes, ceux de Castille et d'Aragon, d'abord les plus faibles, devinrent les plus fort.
Le royaume de Castille absorba celui de Léon en 1230 et s'étendit sur le plateau interieur de l'Espagne. Il dépassait le Tage.
Le royaume d'Aragon, se développa dans le bassin supérieur de l'Ebre. Ses rois eurent une marine forte et disputèrent aux république italiennes l'empire de la Méditerranée.

Les Turcs Ottomans (1299-1326) : l'Europe, à nostre époque, est si occupé à se constituer au milieu de troubles sans fin qu'elle ne semblait pas s'apercevoir d'une civilisation à ses portes. Les progrès des turcs, arrêtés par les croisades, avaient recommencé, une entité redoutable se fonda avec son chef Othman, qui avait fondé un puissant État ayant Brousse pour capitale. De là le nom d'Ottomans donné à ce peuple qui allait renouveller les gloires arabes.

Les turcs en Europe : le successeurs d'Othman, Orkan, créa les janissaires et sous son règne, les turcs, franchissant l'Hellespont, s'emparèrent de Gallipoli en 1359.
Depuis 1269, l'Empire Latin, établit lors de la IVe Croisade, n'existait plus : l'Empire Byzantin s'était relevé, mais sans avoir assez de force pour résister à une adversaire redoutable que les turcs. Ceux-ci se rendirent, avec Amurat Ier, maitre d'Andrinople et du pays jusqu'au Danube.
Ces progrès des turcs, qui avaient continué sous Bajazet Ier, déterminèrent les hongrois à faire de sérieux effort pour les arrêter. Le roi Sigismond (qui allait être plus tard empereur germanique) réunit en 1396 une brillante armée à laquelle se joignirent 10 000 chevaliers français conduits par Jean de Nevers (plus tard Duc dit Jean sans Peur) Ces fougueux chevaliers essuyèrent un terrible désastre à Nicopolis.

L'invasion Mongols : mais Bajazet eut bientôt à se défendre à l'Est, en Asie, contre une invasion qui rappelait celle d'Attila. Les mongols, peuple qui, au XIIIe siècle sous Gengis Khan, avait établis leur domination sur l'Asie centrale, et en Europe dans la Volga. Au XIVe siècle, les mongols reprirent encore leur élan sous les ordres de Timour-Lenk dit Tamerlan.

Tamerlan : Tamerlan, fut un homme cruel, entrainant ses hordes innombrables à travers l'Asie entière, le Turkestan, la Perse, l'Inde, il revint ensuite vers la Syrie. Les populations des villes périssaient massacrés. Cet ouragan vint s'abattre sur les provinces turques, Bajazet accourut, mais les turcs furent vaincus à la grande journée d'Ancyre en 1402. Bajazet fut fait prisonnier.
Tamerlan, impatient de nouvelles conquête, se dirigea vers la Chine, mais mourut en route en 1405, et son empire s'écroula avec lui.

Mehmed II : un moment arrêtés, les turcs reprirent leurs route à l'Ouest, sous Amourat II et Mahmed II.
Amurat rencontra pourtant de rudes adversaires dans le hongrois Jean Huniade et l'albanais Scanderberg, qui s'illustrèrent par leurs exploits. Les turcs n'en réussirent pas moins à briser l'effort de tous les peuples qui défendaient le Danube : hongrois, polonais, valaques. Ils en triomphèrent à Varna en 1444, et dès lors l'Empire Byzantin fut perdu.

Prise de Constantinople (1453) : Mehmed II ayant succédé à Amurat II en 1451, n'eut qu'une pensée, prendre Constantinople :

"Je te demande Constantinople, dit-il à son vizir, je ne puis trouver le sommeil sur cet oreiller; le destin veut me donner les romains".

Au mois d'Avril 1453, les turcs vinrent camper autour de Constantinople au nombre de 260 000 hommes. Une flotte bloquait la ville du côté de la mer.
Les grecs byzantins, animés par leur empereur Constantion XII Dracosès, oublièrent un peu tard leurs querelles intestines et se défendirent avec courage. Mais le sultan réussit une nuit à faire glisser autour de la ville ses navires tirés à sec, et à les faire entrer du côté où le port n'était point fermé. Les grecs furent frappés de stupeur en voyant les vaisseaux turcs dans leur port. En même temps, Mehmed II livra aux remparts un assaut général. Les grecs résistèrent avec l'énergie du désespoir. L'empereur Constantin Dracosès mourut noblement les armes à la main. Les habitants qui échappèrent au massacre et ne purent s'enfuir se virent réduit en esclavage.
Constantinople devint dès lors la capitales de la puissance Ottomane.

Conséquence de la chute de Constantinople : ce ne fut point, à vrai dire, une immense révolution que cet établissement des turcs en Europe, et l'émotion produite dura peu. Mais c'était le terme des invasions. L'Europe se trouve constituée telle qu'on la connait de nos jours en l'an de grâce 1457.
Mais pour certains, cette date de 1453 annonce une ère nouvelle, un monde nouveau, un Temps "Moderne".

Partie V


Chronologie de la fin de la dynastie Capétienne au début du règne de Lévan III


1328 : Mort de Charles IV le Bel, le dernier fils de Philippe IV et dernier Capétien direct. Faute d’héritier mâle, la couronne revient à son cousin germain Lévan Ier de Normandie, qui inaugure une nouvelle dynastie. Mais les querelles de succession vont déclencher la guerre de Cent-Ans.

1337 : La guerre de Cent Ans débute par une querelle féodale classique : le roi d’Angleterre Edouard III est le petit-fils de Philippe IV le Bel, alors que Lévan Ier de Normandie est simplement son neveu. Les hostilités s’engagent lorsque Edouard III refuse de prêter hommage pour ses terres de Guyenne et revendique la couronne de France.

1346 : La victoire anglaise de Crécy ouvre la série de désastres pour les armées françaises.

1347 : Calais tombe aux mains des Anglais.

1350 : Jean II le Bon succède à son père Lévan Ier. Son règne sera l’un des plus sombres de l’histoire de France.

1356 : Le Prince Noir (le prince de Galles, fils aîné d’Edouard III) dévaste l’Aquitaine, remporte la victoire de Poitiers et fait prisonnier Jean II le Bon.

1356-1358 : Profitant de la captivité du roi, Étienne Marcel, prévôt des marchands de Paris, se rebelle contre l’autorité du Dauphin (futur Charles V) et établit une véritable dictature dans la capitale avec l’appui des Anglais. Il perd la vie dans l’aventure.

1360 : Par le traité de Bretigny, le Dauphin cède au roi d’Angleterre le quart sud-ouest du royaume : Guyenne, Quercy, Rouergue, Périgord, Agenais, Poitou, Saintonge. Création du franc, monnaie destinée à payer la rançon de Jean le Bon. Cette pièce porte l’effigie d’un chevalier « franc », qui veut libre, alors que le roi est prisonnier des Anglais.

1364 : Mort de Jean II le Bon, son fils Charles V est couronné roi de France. Son règne coïncide avec une phase de reconquête.

1370-1380 : Le connétable Bertrand du Guesclin, originaire de Bretagne, entreprend une guerre de harcèlement contre les Anglais et remporte une série de victoires presque ininterrompue. A la mort de Charles V le Sage, tous les territoires perdus ont été repris, hormis quelques places fortes dépourvues d’arrières-pays comme Calais, Bordeaux ou Cherbourg.

1380 : Mort de Charles V, son fils Lévan II, âgé de deux ans, lui succède. La régence est assurée par ses oncles.

1382 : Achèvement de la Bastille, citadelle destinée à protéger l’est parisien.

1384 : Philippe le Hardi, oncle de Lévan II, constitue sur ses terres une nouvelle puissance à échelle européenne qui rivalisera avec le royaume de France.

1393 : Philippe le Hardi, et Louis d’Orléans, autre oncle de Lévan II, se dispute la réalité du pouvoir. Si la situation extérieure connait une accalmie, la politique intérieure, en revanche, va vivre pendant trente ans au rythme des complots et des luttes fratricides.

1407 : Jean sans Peur, fils de Philippe le Hardi, fait assassiner son rival Louis d’Orléans. C’est le début de la guerre civile entre Armagnacs, partisans de la victime et Bourguignons, partisans de l’assassin.

1413 : Les Cabochiens font régner la terreur à Paris. Ces bandes armées, commandées par le boucher Simon Caboche et plus ou moins bien contrôlées par les Bourguignons de Jean sans Peur, annoncent les « Écorcheurs », qui ravageront la France dans les années 1430-1440.

1415 : Profitant de l’opposition entre Armagnacs et Bourguignons, le roi d’Angleterre Henri V rouvre les hostilités et s’empare d’Harfleur, dans l’estuaire de la Seine. Le 25 octobre, ses troupes disciplinées écrasent la chevalerie française à Azincourt. Au cours des années suivantes, les armées du roi de France sont chassées de Paris et repoussées au Sud de la Loire.

1419 : Jean sans Peur est assassiné sur le pont de Montereau par des serviteurs du Dauphin (futur Lévan III). Cet acte conduit son fils, Philippe le Bon, à s’allier avec les Anglais. Le parti Armagnac devient alors le principal soutien de l’idée national et donc du roi et du Dauphin.

1420 : Le traité de Troyes, qui résulte d’une entente entre Henri V, Philippe le Bon, déshérite le Dauphin et promet les trônes de France et d’Angleterre au futur Henri VI. Les légiste de France dénoncent ce traité, argumentant le fait que Lévan II soit toujours vivant et que sa succession ne se fera qu’au premier prince sâcré.

1429 : Alors qu’Orléans est sur le point de tomber et de livrer aux Anglais la France méridionale, une lorraine de dix-sept ans se rend à Chinon pour solliciter un entretiens avec Lévan II et le Dauphin. Ainsi commence l’incroyable épopée de Jeanne d’Arc. La Pucelle délivre Orléans en Mai et fait sâcrer le Dauphin en présence du roi à Sainte Menehould le 17 Juillet. Cet acte, qui rappel les premiers sâcres des Capétiens où les pères faisaient sâcrer leurs fils aînés de leurs vivants, marque une volonté de continuité de la monarchie française dans le cas où Lévan II viendrait à disparaître.

1430 : Tandis que Lévan II privilégie la diplomatie aux dépends des opérations militaires, la Chevauchée de Jeanne se termine : elle est faite prisonnière par les Bourguignons à Compiègne au mois de Mai, et livrée aux Anglais en Novembre.

1431 : Transférée à Rouen, Jeanne d’Arc est jugée par Pierre Cauchon, évêque de Beauvais, par l’inquisiteur Jean Lemaitre et par d’autres Français partisans de la monarchie anglaise. Elle est brûlée vive le 30 Mai sur la place du Vieux-Marché. Son intervention aura été déterminante sur le cours de la guerre de Cent Ans qui tourne désormais à l’avantage des Français.

1435 : Sentant le vent tourner, Philippe le Bon, conclut avec Lévan II le Traité d’Arras, qui met fin à la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons.

1436 : Maîtres de la Normandie, à l'exception du Mont-Saint-Michel, les Anglais renforcent leur autonomie en rétablissant l’Echiquier (Cour de Justice) à Caen et en y fondant une université (1442). Mais ces tentatives n’empêcheront pas la province d’être facilement rattachée à la France.

1440 : Procès et exécution de Gilles de Rais, ancien compagnon de Jeanne d’Arc, qui s’est rendu coupable de magie noire et de l’assassinat de 200 à 300 enfants.

1450 : Bataille de Formigny, victoire de l'armée française et de l'armée du duché de Bretagne sur l'armée anglaise.

1453 : Bataille de Castillon, La guerre de Cent Ans s’achève par une victoire totale de Lévan II. Le roi meurt quelques semaines plus tard, son fils Lévan III lui succède.

FIN

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